Et ce matin une amie me rappelle ça !
Vue sur un forum, écrit par une gadji en attente de gloire pour sa, oh combien immense charité, allouée au Rrom ! Voici entre autres ce qu'elle considère être, de grandes
connaissances:
« Une parenthèse ...chez nous les manouches n'aiment pas que l'ont parle de "camps" pour les terrains de stationnement car le mot "camps" rappel trop les camps de concentration ...je pense qu'il est bien d'y réfléchir et de parler de terrain de stationnement … »
Terrain de stationnement ?
Mais cela ne risque t-il pas de nous rappeler heu voyons voir...terrain miné ou terrain vague ? Non ?
Allons bon, tZigane, le retour. On change de mot, mais le principe est le même.
Oublier ! Ou faire mine d'oublier, pour soit disant soulager les coeurs meurtris !
Les véritables meurtris eux, cela n'oublierons pas ! Z ou pas Z, CAMP ou pas CAMP.
Il s'agit ici du « camp » du mot "campement" rien à voir avec le "camp" de "camp de concentration" !
Toujours encore les mêmes inepties venant d'individus qui ornent d'un grand flou leurs arguments ! Toujours encore rappelées et
détournées par les mêmes subalternes non Rroms ! Lamentable vraiment lamentable !
Si ça continue il va nous falloir utiliser le langage des signes pour communiquer !
Et moi, histoire de ne pas me substituer à celui ou celle qui a vécu cette période néfaste et au risque de me faire dégommer par mon tonton flingueur, qui n'en peut plus de mes questions sans
queue ni tête ; je pose l'imbécillité!
Sa réponse ?
Un regard plein de compassion ! Puis dans un soupir de désolation :
" mo tchaï, hak lap hounti tchel ap peské platsa, djounsch naschra mar schirta"
comprendre "ma fille, chaque mot doit rester à sa place, sinon nous perdrons notre histoire"
De plus ce mot n’est pas dans notre vocabulaire puisque pour désigner un camp de Rrom nous disons "sinteng platsa" ( place des Rroms) donc à moins que l’on soit tous plus idiots les uns et les autres, que celui du village (ou du camp) nous avons bien conscience que les mots et lettres de la langue française ne peuvent sans cesse et selon l' humeur du jour, s’adapter à nos états d’âmes !
Et bien moi cet été, j'irai bien passer quelques jours parmi les miens dans un camp.
Ma concentration sur ma (je l'espère) futur vie de voyageuse, ce fera d'autant mieux !
C'est vrai que, "camp de stationnement" qui à mon oreille sonne comme "campement de stationnement " ne me semble pas très correcte et ne rime à rien, d'ailleurs je ne l'ai jamais entendu sous cette forme pour désigner une aire de stationnement.
Aire de nomade ?
Camp( ou campement) de nomade semble plus approprier pour nommer un groupe de Rrom en arrêt avec leurs caravanes !
En ce qui concerne les déportés, j'ai indiqué dans un paragraphe que des membre de ma famille y ont fait face, je ne m'avancerais pas de parler de ce sujet délicat si je n'avais aucune connaissance de leur souffrance.
J'ai constaté à plusieurs reprises que ceux qui se plaignent ne sont pas toujours les acteurs direct du génocide.
Un exemple( sans doute indélicat mais c'est celui qui me vient à l'esprit)
Un enfant qui tombe, sans être blessé pleure un peu. Si les adultes qui sont autour de lui, cris à tort et à travers et panique, l'enfant développera des symptômes à la hauteur de leur attitude ! En gros je dirais que de conforter une personne dans son incohérence, c’est lui suggérer de persister dans une voie désavantageuse !
Il me parait judicieux de réconcilier les intéressés avec certains mots ou certaines lettres ; afin qu'ils sachent les employer hors du contexte dans lequel ils les cantonnent, ce qui me semble bien plus bénefique ! Ce genre d'initiative permet en toute objectivité et sans larmoiement de continuer à écrire l'histoire pour que justement le génocide des Rroms ne passe pas aux oubliettes.
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