C'est vrai que j'ai une nette préférence pour les bruns, mais comment expliquer...Celui là
était vraiment exceptionnel.
Son style très particulier qui chez un autre aurait eu tendance à me repousser, lui conférait une virilité hors du commun.
J'ai craqué pour la blondeur de son corps musclé, la magnificence de sa tête coiffée d'une crête rouge naturellement dressée; sa démarche assurée et sa queue black qu'il exhibait fièrement et qu'il tendait afin que je la caresse .
Ma famille, mes amis ne saisissait pas mon attachement à cet éphèbe narcissique d‘ont l‘égoïsme et
l’infidélité était à son apogée ! Comment moi, pourvue d’un sens de la morale infaillible, pouvais-je me retrouver dans cette situation de soumission ?
Il est vrai que Michoko (c’est son nom) était un coureur de jupons à plumes invétéré ( Mais ne dit on pas que l’amour rend aveugle? )
Tout de même, il m’arrivait de me rebeller, surtout lorsqu’il rentrait penaud en fin de soirée sans aucun égard pour moi ! Là je le regarde et lui assène un : « Alors, heureux ? » Puis en criant : « où t'était encore sale oh, avec une rousse, une brune, une blanche une noire ? Je me suis fait un sang d'encre, non mais tu as vu l'heure ? »
Monsieur m'ignorait et continuait son chemin comme si les noms qui fusaient faisait partie des
éléments qui l'entouraient.
Comme il avait dépensé toute son énergie à combler ses saletés de poulettes aux moeurs légères, il me réclamait à manger. Si possible de la viande sans les cinq fruits et légumes pourtant
préconisés, ni autre aliment végétal. En véritable carnivore il se serait adonné sans retenu au cannibalisme ! Quelle horreur il mangerait ses morts ? Mais c'est un acte répréhensible et infâme
chez les Rroms !
Me sachant la favorite de son harem, j’essayais de tempérer les remarques de mon entourage.
Pourtant ces remarques étaient tout ce qu‘il y a de plus légitime.
Michoko pouvait être d’une violence accrut si une personne s’aventurait sur son terrain.
Je me souviens que ma pauvre maman en a fait les frais, ainsi que notre médecin de famille dont le physique plus qu’agréable; ne me laissait pas indifférente, mais j’y reviendrai plus bas !
Quant à moi, il ne m'a battu qu'une seule fois, mais c'était de ma faute, je lui est manqué de
respect !
Ce jour là il s'en est pris à ma belle-soeur, je n'intervenais pas et Michoko en faisait une passoire humaine. Il n'a apparemment, pas du tout apprécié mon geste et la raclée qu'il m'a mise
ce jour là, m'a occasionné une blessure profonde à la jambe, j'ai perdu tellement de sang que j'en suis devenue blême.
Et lui comme tout homme battant sa femme qui se respecte, m'a couverte de câlins !
Moi comme toute femme subissant des violences conjugales qui se respecte, je lui ai pardonné cet écart de conduite !
Après tout j’était sa ptite poule, lui mon ptit coq d’amour, on ne lutte pas contre ça.
Michoko était vicieusement intelligent ! Polyglotte, il n'utilisait cependant pour communiquer, que sa langue maternelle, le coclori ( coq en manouche). Oui, michoko était de la famille des gallinacés ! ! !
Imposé dans ma vie poussin, teint en jaune en l'occasion des fêtes de Pâques. Le fermier avait pourtant précisé que ces poussins étaient fragiles et n'était pas destinés à grandir …
Michoko avait 4 ans et demi quand j'ai déménagé dans un appartement, où son réveil matin n'aurait pas fait l'unanimité, j'ai donc décidé de le placer dans une famille d'accueil !
Malheureusement deux jours après mon déménagement alors que j'allais le chercher pour le conduire dans cette famille, Michoko avait disparu. Je ne m'en suis jamais vraiment remise...
Pour en revenir à l’épisode concernant ma maman, de ma fenêtre je l’a voyais marcher au bord du chemin près de notre maison. Michoko l’a suivait avec la légèreté d'une ballerine. Puis les plumes du cou hérissées, il s'est à coups d'ailes soulevé du sol, attaquant ma chère mère en traître ! C'était vraiment hilarant !
Quand au médecin, il se protégeait promptement avec sa mallette dans une scène qui a eu raison de son charme, me menaçant de faire de Michoko un coq au vin si je ne venait pas à son secours ! Encore aurait il fallu qu'il l'attrape ! ! !
Si il y a un paradis et que les animaux y sont admis j'aurais peut-être droit (le plus tardivement possible) aux bisous de ses lèvres becceuses (c’est un mot que je viens d'inventer) qui me manque tant !
Aussi, aurez vous la finesse d'éviter les commentaires à consonances culinaires, j'apprécierais!!!
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