Lundi 25 février 2008

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Le regard de l'autre
Qui sur moi se pose
 Me remet en cause
Je ne suis plus qu'une ombre

L'ombre d'un corps fané
Qui cent fois s'est donné
Aux hommes respectés
 De leurs épouses lassés

Laissant l'amer goût
De ce que j'avoue
Ne pas aimer du tout
En moi plus que moi-même

Même si leurs fantasmes
à damner leurs âmes
M'ont fait rire aux larmes
Maudits soient ces instants

Tant de sueurs, trop
Ont noyé ma peau
De jeunes, des pas beaux
Criant « c'est bon maman »

Maman j'ai passé
Des nuits a chasser
Cette réalité
Mais mes mains sont trop pleines

Pleines d'argent honteux
Ce qui est trop peu
Que puis-je faire de mieux
Que ce que j'ai appris ?

Prise dès mon enfance
Par les gestes étranges
De ce père étrange
Me prouvant son amour

Amour que je vend
En besoin pressant
Vivant ce tourment
Si morte depuis longtemps

Temps qui s'est perdu
A grand coups de massue
Cette vie corrompue
Qui me regarde en face

Face qui me répugne
Je part pour la lune
Adieu l'amertume
De ce monde nocturne

 

par Estelle Reinhardt
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Lundi 25 février 2008

Lors de l’épreuve orale visant l’obtention du diplôme d‘état d‘auxiliaire de vie sociale, une révélation s’imposait à moi, E.T a procréé avant de retourner maison!
Là devant moi, affalées sur leurs chaises, deux membres du jury.
L’une dont l’alopécie particulièrement mise en évidence sous la lumière d’un néon captait par hypnotisme toute mon attention, un peu comme ses figures géométriques, se déplaçant sur l’écran d’un ordinateur en veille.L’autre visiblement frustrée par les nuits inexistantes d’assouvissement de ses fantasmes; cherchait le regard approbateur de la dégarnie, afin de la consolider dans ses tentatives de déstabilisation, face a une argumentation bien trop savante pour leurs pavillons auditifs.

Le verdict est tombé, malgré mon expérience en la matière je ne correspondais plus au profil d’une auxiliaire de vie, mais à celui d’une psychologue, où d’une infirmière !  

Bien qu‘honorée du fait que mon indéniable intelligence et que mes grandes capacités intellectuelles ne leurs aient pas échappés, je tentais par ma modestie légendaire, de leurs faire prendre conscience de la limite de mes ambitions, en vain!
Je venais donc d’être officieusement informé, du résultat négatif de ma participation a ce concours. Certes cela m’évitait les douleurs abdominales tant redoutées dans l’attente du courrier annonciateur.

N’étant pas rancunière je mets à leurs dispositions mes soudains dons psychologiques et médicaux afin de faciliter leur intégration parmi les terriens.
A cette chère frustrée, je préconise: la recherche à l’aide des pages jaunes de l’annuaire, d’un vétérinaire téméraire, près à relever le défi de lui redresser la mâchoire dont la dentition défaillante n’est pas sans rappeler celle d’un célèbre lapin dont je terrai l’identité, afin de ne pas léser ses concepteurs.

Quand à la martienne chauve, bien qu’un balai a frange devrais venir à bout de son crâne imberbe, il serait judicieux d’envisager la greffe d’un masque de plongé sur ses deux globes oculaires, et enrayer ainsi leur néfaste luminosité.

Mesdames , mon diagnostique est alarmant. Vous souffrez de ce que l’on appelle dans notre jargon, d’auto lynchage cérébrale. Certes une variante a été décelée chez quelques rescapés de Roswell employés à la caisse des impôt. Malheureusement celle dont vous souffrez, s’avère particulièrement grave et irréversible.

Une retraite anticipée en votre vaisseau mère s’impose!

Voilà ce que j’aurai dû leur balancer a ces immigrés galactiques!
Et même pour vous montrer ma bonne fois, j’aurai terminer en leurs proposant mes services afin d’alléger leurs quotidiens, en m’employant, comme auxiliaire de vie!

Pour la petite histoire, ma fille suivant des cours d'art dramatique au conservatoire, m'annonce il y a deux ans, que son professeur laisse libre cours aux élèves quand aux choix du texte qu'ils interpréteront à l'examen permettant le passage en classe sup.

Lori, dotée pourtant d'un altruisme pathologique, me confie vouloir travailler sur un texte satirique et pour reprendre ces mots « vraiment un truc méchant » je décide donc de la soutenir dans son choix.

A j-5 nous voici en quête d'auteurs, dont la vocation serait d'accoucher du diable par la bouche !Impossible pour elle de s'arrêter sur un choix, pas assez méchant, trop long, trop cour etc. etc. Elle me regarde d'un air malicieux et me demande de lui écrire ce « truc méchant »
Je m'y attelle donc en ressassant l'épisode ci-dessus, que j'ai réellement vécu. Ma fille a obtenu un bien+ pour son interprétation et les félicitations du directeur ! Moi, la satisfaction de tomber nez a nez avec la piètre réplique de notre célèbre lapin, dont la fille suivait les mêmes cours que la mienne et qui m'adresse ses compliments !

par Estelle Reinhardt publié dans : humour
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Lundi 25 février 2008

Nous entrons dans la période de l'année particulièrement propice aux syndromes liés a cette

Philanthropie fulgurante où le moindre geste de compassion semble se révéler plus valeureux

Faute sans doute à l'odeur des marrons, l'éffluve du vin tout aussi chaud

et à la chaleur des formes lumineuses ornant nos façades et rappelant une lointaine nativité.

Malheureusement cette empathie soudaine disparaît généralement après les festivité

Un peu comme si le prolétaire bénéficiait d'une hibernation estival en revenant ainsi plus nécessiteux

en période hivernal.

Nous atteints une énième fois de notre adorable virus arboreront fièrement notre vaporeuse émotion

et la mettrons généreusement à leurs dispositions

 

par Estelle Reinhardt publié dans : société
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Lundi 25 février 2008

Une nuit du mois d'août 1976

Toi, tes parents, l'annonce d'une nouvelle... 

Tes yeux, bien trop verts à mes yeux, je n'avais que 11 ans, toi un an de plus. Comment pouvais-je savoir que les forts battements de mon coeur interprétait l'amour ? Que je venais de subir le coup fatal de la foudre ?

Je ne t'aime pas comme s'aiment les autres, je t'aime avec la douleur celle qui te prend au creux du ventre et qui te coupe le souffle !

Même les années passées n'y ont rien changé.  Si tu savais tout ce qu'on a pu me dire pour me décourager ! 
Je savais que tu partageais les mêmes sentiments que moi, comme si c’était écrit, comme si les dieux l'avait choisit.

Ainsi à notre première rencontre adulte, notre amour révélait l'évidence, j'ai bien essayée de contenir mon émotion, mais je me sentais fondre comme une bougie en plein soleil, sauf qu’il était 1 heure du matin ce 1er janvier 1999. Bref, j'avais toujours 11 ans et toi plus timide que jamais, ce qui en soit, n'arrangeait rien.

Nos vies avant cette soirée avait bien entendu pris un tournant, que dit-je un virage, toi usé par une relation destructrice toujours en cours, moi heureuse maman refusant toute relation sérieuse car, je ne voulais que toi !
Tu étais là assis à côté de moi, j'étais incapable de te regarder ne fusse qu'un moment, tu avait beau te la jouer, ta gêne était adorablement palpable.

Nous avons parlé de tout sauf de nous, je ne voyais pas le temps passer et je priais pour qu'il s'arrête. Tu étais à quelques centimètres de moi, je sentais ton parfum si masculin, il n'y a pas de doute, il a été conçu pour toi, afin que je le sente moi !

Et puis tu m'as embrassée et un court instant ma prière fût exaucée.

J'étais novice entre tes bras, aussi vierge que la dame de lourdes, je calmais ton ardeur, tu me charriai sur ma pudeur! 
j'ai tenté  depuis de l'apprivoiser en vers, quitte à t'offusquer, toi le sinto si conformiste.
Notre amour c'est étalé sur 7 rencontres d'un long mois.

Tu m’a dit ressentir profondement mon amour, que jusqu' ici ce sentiment t’était inconnu, que c’était troublant de se sentir ainsi aimer.
Sur ces mots, un léger mal être s'est emparé de moi. Comment mon amour pouvait-il  ainsi s'extérioriser  sans que j'en prenne conscience ?

Tu voulais des détails. Je n'ai pu que t'avouer jalouser la chemise que tu portais, car elle côtoyait ta peau et détester le volant de ta voiture, car si tes mains étaient sur lui elles n'étaient plus sur moi !

Et puis Cruella a refait surface et toi tu as douté, de moi, de notre amour.

Tu m'as demandé de t'accorder du temps pour te reprendre, lui faire comprendre.

Je t'ai quitté contre toute attente car, du temps, tu n'en as eu que trop toutes ces années où je m’espérais tout contre toi, tout en te sachant tout contre elle. Cette décision là t’appartenait et je ne voulais en aucun cas m’y immiscer.

Puis tes appels ont suivi, d'abord plein de tendresse, agrémentés d'une drague douteuse, voir de mots étonnament à la limite de l'insulte. J'accuse mes remarques légitimes d'être à l'origine de ta regrettable réaction.

Quelques années ont encore passé durant lesquelles de bien triste événement nous on réunis me bouleversant davantage. Parallèlement nous nous cherchions du regard, comment pouvait-on avoir une pensée pour nos deux coeurs dans ces moments tragiques? La culpabilité m'a gagnée !

Et puis tout c'est calmé, tu voulais me revoir, j'ai encore rejeté tes avances, car je n'étais plus prête a souffrir, mais juste à t'aimer. Ni soumise, ni résignée, je voulais n'être qu'à toi, t'entendre comme avant me dire que ma peau est douce, que j'étais différentes des autres... Mais j'ai perdu confiance, en moi, en toi, sauf en mon amour qui plus que jamais bouleverse mon quotidien .

Je m'endors avec toi et me réveille à tes côtés perdue dans des pensées inavouables !

Sensible à toutes tes attentions et tentatives récentes, serais-tu l'heureuse victime de Cupidon à l'approche de cette date suggestive?

Quoi qu'il en soit, tu sais lire, même si tu n'es pas très à l'aise avec l'alphabet.

Alors peut être comprendras tu mon message, je t'ouvre encore une fois mon coeur malgré ce trac handicapant.

 

L'épreuve d'amour



Que des « je t’aime » comme un poème et sur mes lèvres

Tes lèvres douces, tes mains me touchent, je deviens source

Autour de moi, entoure tes bras, protèges moi

D’un beau discours, fait moi la cour, fait moi l’amour

Dans la tendresse, sans la sagesse, mon rêve ne cesse

De s’agrandir, viens m’envahir, pour te sentir

Te retrouver, chaud comme l’été, Viens m’enivrer

Soit jamais las, de nos ébats, chuchote tout bas

Que t’aime l’effet, Que mon corps fait, sous ton effet

Entendre ton souffle, lorsque ma bouche, prend et repousse

Guider ta main, d’un geste divin, d’un geste sans fin

Saisir ta peau, oser des mots, osés, mais beaux

Sous ta chaleur dans la lueur de ma pudeur

Quand tes baisers viennent s’inonder à m'envoûter

Fait moi jouer, en ir, ou pire, à en rougir 

Par tous les saints entre mes seins glisse toi et viens

Ni violemment ni doucement  voir brutalement

Par ton ardeur, tendre douleur ravage mes moeurs

Pour que le sort te mène encore, provoque mon corps

et soumets moi, impose moi, impose toi 

prend moi, baise moi, serre moi, perds toi tout contre moi

Mon hidalgo, comme un fléau, coule dans mes eaux

Montre toi grand, surtout pendant ce grand moment

Où tu demeures, sèmes ta chaleur en grand seigneur

brûles mon ventre, de ton essence comme une sentence

Puis plus fragile et plus docile, lâche ton emprise

Sans preuve d’amour, pas pour toujours, juste par amour

 

 

par Estelle Reinhardt publié dans : confidences
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