Une nuit du mois d'août 1976
Toi, tes parents, l'annonce d'une nouvelle...
Tes yeux, bien trop verts à mes yeux, je n'avais que 11 ans, toi un an de plus. Comment pouvais-je savoir que les forts battements de mon coeur interprétait l'amour ? Que je venais de subir le coup
fatal de la foudre ?
Je ne t'aime pas comme s'aiment les autres, je t'aime avec la douleur celle qui te prend au creux du ventre et qui te
coupe le souffle !
Même les années passées n'y ont rien changé. Si tu savais tout ce qu'on a pu me dire pour me décourager
!
Je savais que tu partageais les mêmes sentiments que moi, comme si c’était écrit, comme si les dieux l'avait choisit.
Ainsi à notre première rencontre adulte, notre amour révélait l'évidence, j'ai bien essayée de contenir mon émotion,
mais je me sentais fondre comme une bougie en plein soleil, sauf qu’il était 1 heure du matin ce 1er janvier 1999. Bref, j'avais toujours 11 ans et toi plus timide que jamais, ce qui en soit,
n'arrangeait rien.
Nos vies avant cette soirée avait bien entendu pris un tournant, que dit-je un virage, toi usé par une relation
destructrice toujours en cours, moi heureuse maman refusant toute relation sérieuse car, je ne voulais que toi !
Tu étais là assis à côté de moi, j'étais incapable de te regarder ne fusse qu'un moment, tu avait beau te la jouer, ta gêne était adorablement palpable.
Nous avons parlé de tout sauf de nous, je ne voyais pas le temps passer et je priais pour qu'il s'arrête. Tu étais à
quelques centimètres de moi, je sentais ton parfum si masculin, il n'y a pas de doute, il a été conçu pour toi, afin que je le sente moi !
Et puis tu m'as embrassée et un court instant ma prière fût exaucée.
J'étais novice entre tes bras, aussi vierge que la dame de lourdes, je calmais ton ardeur, tu me charriai sur ma
pudeur!
j'ai tenté depuis de l'apprivoiser en vers, quitte à t'offusquer, toi le sinto si
conformiste.
Notre amour c'est étalé sur 7 rencontres d'un long mois.
Tu m’a dit ressentir profondement mon amour, que jusqu' ici ce sentiment t’était inconnu, que c’était troublant
de se sentir ainsi aimer.
Sur ces mots, un léger mal être s'est emparé de moi. Comment mon amour pouvait-il ainsi s'extérioriser sans que j'en prenne conscience
?
Tu voulais des détails. Je n'ai pu que t'avouer jalouser la chemise que tu portais, car elle côtoyait ta peau et
détester le volant de ta voiture, car si tes mains étaient sur lui elles n'étaient plus sur moi !
Et puis Cruella a refait surface et toi tu as douté, de moi, de notre amour.
Tu m'as demandé de t'accorder du temps pour te reprendre, lui faire comprendre.
Je t'ai quitté contre toute attente car, du temps, tu n'en as eu que trop toutes ces
années où je m’espérais tout contre toi, tout en te sachant tout contre elle. Cette décision là t’appartenait et je ne voulais en aucun cas m’y
immiscer.
Puis tes appels ont suivi, d'abord plein de tendresse, agrémentés d'une drague douteuse, voir de mots étonnament à la
limite de l'insulte. J'accuse mes remarques légitimes d'être à l'origine de ta regrettable réaction.
Quelques années ont encore passé durant lesquelles de bien triste événement nous on réunis me bouleversant davantage.
Parallèlement nous nous cherchions du regard, comment pouvait-on avoir une pensée pour nos deux coeurs dans ces moments tragiques? La culpabilité m'a gagnée !
Et puis tout c'est calmé, tu voulais me revoir, j'ai encore rejeté tes avances, car je n'étais plus prête a souffrir,
mais juste à t'aimer. Ni soumise, ni résignée, je voulais n'être qu'à toi, t'entendre comme avant me dire que ma peau est douce, que j'étais différentes des autres... Mais j'ai perdu confiance,
en moi, en toi, sauf en mon amour qui plus que jamais bouleverse mon quotidien .
Je m'endors avec toi et me réveille à tes côtés perdue dans des pensées inavouables !
Sensible à toutes tes attentions et tentatives récentes, serais-tu l'heureuse victime de Cupidon à l'approche de cette
date suggestive?
Quoi qu'il en soit, tu sais lire, même si tu n'es pas très à l'aise avec l'alphabet.
Alors peut être comprendras tu mon message, je t'ouvre encore une fois mon coeur malgré ce trac handicapant.
L'épreuve d'amour
Que des « je t’aime » comme un poème et sur mes lèvres
Tes lèvres douces, tes mains me touchent, je deviens source
Autour de moi, entoure tes bras, protèges moi
D’un beau discours, fait moi la cour, fait moi l’amour
Dans la tendresse, sans la sagesse, mon rêve ne cesse
De s’agrandir, viens m’envahir, pour te sentir
Te retrouver, chaud comme l’été, Viens m’enivrer
Soit jamais las, de nos ébats, chuchote tout bas
Que t’aime l’effet, Que mon corps fait, sous ton effet
Entendre ton souffle, lorsque ma bouche, prend et repousse
Guider ta main, d’un geste divin, d’un geste sans fin
Saisir ta peau, oser des mots, osés, mais beaux
Sous ta chaleur dans la lueur de ma pudeur
Quand tes baisers viennent s’inonder à m'envoûter
Fait moi jouer, en ir, ou pire, à en rougir
Par tous les saints entre mes seins glisse toi et viens
Ni violemment ni doucement voir brutalement
Par ton ardeur, tendre douleur ravage mes moeurs
Pour que le sort te mène encore, provoque mon corps
et soumets moi, impose moi, impose toi
prend moi, baise moi, serre moi, perds toi tout contre moi
Mon hidalgo, comme un fléau, coule dans mes eaux
Montre toi grand, surtout pendant ce grand moment
Où tu demeures, sèmes ta chaleur en grand seigneur
brûles mon ventre, de ton essence comme une sentence
Puis plus fragile et plus docile, lâche ton emprise
Sans preuve d’amour, pas pour toujours, juste par amour
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