Mercredi 19 mars 2008

Tu trouves que mon chemin est long

Le tiens est court mais est-il plus beau?

L'obscurité de mon ciel de bohémien

me permets de faire la cour aux étoiles

qui sous ton ciel sont ternes

car tu ne sais plus les admirer

tes lumières abondantes les empêchent de scintiller

Les crépitements de mon feu

t'invite à prendre place à mes côtés, viens je vais te conter

comment j'accorde le son de mon violon

en me référent au chant de l'oiseau

Les terrains que tu m'attribues

n'ont pas le confort de tes terrains de camping

Mais moi je suis un homme libre !



            

par Estelle
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Samedi 15 mars 2008

Le moment du bain se transformait délicieusement en un tourbillon de bien être. Jamais je n'avais autant fait durer le plaisir. 
Le sourire figé de Gertrude ses yeux mi-fermés, semblaient scruter chacun de mes mouvements. 
Dans la complicité de nos jeux aquatiques, je n'avais plus aucune retenue et m'abandonnais corps et âme à toutes ses exigences.

Je me souviens particulièrement de cette première fois, ce jour, ce moment si particulier où j'ai ressenti une envie irrésistible de la rejoindre. Un peu hésitante, je me suis glissée à sa gauche dans l'eau du bain presque brûlante. A ce moment précis j'ai dû rougir en pensant à ce que j'allais faire et pourtant pas question de me défiler. Je continuais, faisant en sorte de m'installer dans la position la plus adéquate pour accueillir ce qui m'étais parfaitement inconnu !

J'ai essayé de l'ignorer un premier temps ne sachant pas comment l'aborder. Puis comme si de rien n’était, je saisissais le flacon de shampooing et malaxais mes cheveux de cette texture nacrée.
L'odeur du lait de coco titillait tous mes sens, faisant naître en moi des pulsions sans doute refoulées !

J'ai d'abord touché son visage, une petite gueule d'amour, aucune réaction n'a émané de ce geste.
J'essayais de comprendre comment je pouvais éprouver du désir pour elle !
Ni tenant plus je fis une approche pour le moins direct !

Sans réfléchir aux conséquences, je l'aspergeais d'eau, de shampooing de gel douche et là, sa réaction ne se fit pas attendre.
La voilà qui s'agite dans ce mélange, provoquant de multiple petite bulles de savons qui venaient se poser contre les parties émergées de ma peau .

J'aimais ce que je voyais. Plus elle en faisait, plus j'en rajoutais. Enfin nous venions de franchir une étape importante dans ce qui allait être une relation intime.

Une fois remise de mes émotions, alertée par le rafraîchissement de l'eau, je décidais de me débarrasser de tous ces flacons vide (qui m'ont pourtant amusée un temps) sans aucun regret, car ils ne me seraient plus d'aucune utilité. Maintenant Gertrude était là !

La fréquence de mes bains prenait une ampleur déraisonnable, telle que je ne faisais plus partie de ces écologistes clamant haut et fort que le gaspillage de l'eau était une ignominie. J'étais addicte, mais comment ne pas l'être ?

Puis un jour sans prévenir Gertrude manifestait une baisse de régime, j'ai bien tenté de la réactiver sans y parvenir. A force d'avoir usé ses prouesses techniques, j'ai fini par détruire son mécanisme.

Il fallait se rendre à l'évidence, la petite tête de crapaud que j'ai nommée Gertrude, venait de rendre l'âme ! Non sans regret, j'ai dé- ventousé ce jeu attractif (destiné aux enfants de 0 à 3 ans, qui m'a été offert pour mon dernier anniversaire par des amis apparemment très bien renseignés ) de ma baignoire pour la déposer dans ma poubelle.

Depuis c'est à l'aide de mes fidèles flacons vides remplis d'eau, que je reproduis comme avant, les bulles de savons qui attraient  le moment de mon bain ! Certes pas aussi fabuleuses que celle de Gertrude !

On fait avec les moyens du bord !!!

 

par Estelle publié dans : confidences
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Mercredi 12 mars 2008

 

 

D’aimer, ne plus souffrir du tout

Aimer, ne plus souffrir du tout

Imer, ne plus souffrir du tout

Mer, ne plus souffrir du tout

Er, ne plus souffrir du tout

R, ne plus souffrir du tout

, Ne Plus souffrir du tout

E plus souffrir du tout

plus souffrir du tout

Lus souffrir du tout

Us souffrir du tout

S souffrir du tout

Souffrir du tout

Ouffrir du tout

Uffrir du tout

ffrir du tout

Frir du tout

Rir du tout

Ir du tout

R du tout

Du tout

U tout

Tout

Out

ut 

Finit      

 

 

 

par Estelle
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Dimanche 9 mars 2008
anti_bug_fck

Elle qui connaît tous mes tracas, qui ne sous estime aucun problème

Même en continuant la vaisselle elle sait les mots qui me soutienne

Même si chez elle c'est loin à pieds, s'il le faut j'irais en courant

si elle a besoin de mes talent, ou bien si elle a mal aux dents

Elle qui a su me consoler, lorsque j'étais en détresse

me retrouvant plus bas que terre, elle a arrosé mes repères

Elle qui m'a traitée de connasse et qui m'a raccrochée au nez

Ce n'était pas compliqué, le lendemain elle m'a rappelée

 

Elle  m'a poussée dans le champ du gadjo voler des cerises

Moi sur l'arbre coincée, elle en bas me regardait, morte de rire

Elle ma soeur plus qu'une soeur, elle n'a jamais su me dire non

Il y a mille autres raisons, cette fille est pleine de passion

 

Elle qui sait écouter les autres, elle a sûrement des choses à dire

Des choses qui font pleurer ou rire, même qu 'elle n'hésite pas à mentir

Elle l’amitié personnifiée pourtant marquée par les épreuves

Elle n’a montrée aucune rancœur, même les jours où elle a eu peur


Quand elle  a perdue son amie, une autre, pas celle que je suis

Elle criait sa peine son mépris, je ne l'avais jamais vue ainsi

 

Elle l'amie de tous les instants, si patiente et si tolérante

Si proche de moi si différente, serait elle envoyée des anges ?

Ça ressemble à une love story, mais ce n'est qu’une  friend story

Je te dédie ce récit à toi mon éternel amie

 

 

 

par Estelle Reinhardt publié dans : confidences
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Jeudi 6 mars 2008

undefinedCommuniqué spéciale en date du 06 mars 2008

Moi Estelle Reinhardt

Je déclare officieusement être dans l’obligation de censurer le sens scabreux d’un grand classique de la chanson française, à savoir « La chanson du hérisson ».

Cette cruelle décision fait suite à une rumeur selon laquelle la sensibilité des + jeunes et - jeunes sédentaires européens, fervents défenseurs de la nature et végétariens occasionnels, risquait d’être heurtée.

L’auteur compositeur bénéficiant sans doute d’une nouvelle identité afin d'assurer sa sécurité, il m’incombe en mon âme sans ma conscience, la lourde tâche d’en réformer le contenu.

Je m'y appliquerai donc, le hérisson étant un animal protégé dans certaines régions ( protection inefficace à ce jour contre son plus grand prédateur, le Rom!)

 

                                                                                         (Traduction manouche)

 

 Pas La chanson du hérisson.                                    Gar nigles ké guidli

 

Dans la foret je ne suis pas allé                                               An veche mé djayam gar

Un p'tit hérisson je n'ai pas trouvé                                          I tikno niglo mé hatsam gar

A la maison je ne suis pas allé                                                  Kéré mé djayam gar

Le p'tit hérisson je ne l'ai pas cuisiné                                     O tikno niglo mé kervam gar

Au village je ne suis pas allé                                                     An gap mé djayam gar

Un bout de pain je n'ai pas demandé                                      iIkoter maro mé mangam gar

A la maison je ne suis pas allé                                                    Kéré mé djayam gar

Le p'tit hérisson je ne l'ai pas mangé                                      O tikno niglo mé rhayam gar

Dans un bar je ne suis pas allé                                               An i virta mé djayam gar

Un verre de bière je n'ai pas avalé*                                            I glaso bira mé pian gar

A la maison je ne suis pas allé                                                Kéré mé djayam gar

Dans mon petit lit je ne me suis pas fourré                           An tikno tchiben me schloupfram gar

 

  *normalement c’est « bu » mais ça ne rimait pas

par Estelle Reinhardt publié dans : humour
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Dimanche 2 mars 2008

 

Il se connecte en sens interdit et bien que je respecte ce que le code dit

De temps en temps je tente, il me répond car très poli

Son écriture savamment abrégée n'a rien à envier aux accrocs du clavier

Si je suis trop lente un momento, il m'envoit un escargot

Il se prend pour un ourson c'est vrai que c'est très mignon

Oui mais oursin ça lui va bien et puis c'est tellement plus vilain

  Il annonce un truc flippant je ne vous dis pas ça jette un blanc

soucieuse j’lui dit « c'est quoi ce truc ? » lui l'air de rien répond « où ça? » ( le truc)

Style j'suis timide mais j'me soigne, s'il veut dire merde c'est avec poigne

23h30 il dit « bonne nuit » pas très solide ce petit

Il me fait répéter mes phrases, les joues rougies sur un rond jaune

Quand il craint de m'avoir blessée, il précise que c'était pour m'embêter

Il reconnaît des membre de sa famille, dans les visages de ma famille

Il continuait et on se retrouvait cousins, je n'ai pas de rime à part coin-coin

Il arrive qu’il dise des choses que je ne comprends qu'à petite dose

épuisée je le relis, tout s’éclaircit et puis j'en ris

  Pour prendre des nouvelles de notre copine cacahuète

Il me demande en parlant d'elle « des nouvelles de pirouette? »

  Son chat de garde c'est Grisouris et bien oui un chien ça fait trop de bruit

 J'voudrais passer ma main au travers de l'écran, pincer sa bouche de garnement

Ne lui donnez jamais d'alcool à boire ou le grisli se ferait voir

Oh moi j'en ai pris bonne note, histoire de ne pas voir ses quenottes

  Avec audace, à coups de mots d'images il défend l'opprimé

L’intervenant pas toujours drôle il le laisse s'exprimer

Son pseudo le prédestine à s'envoler, à voyager

Comme un tchavo von vinta comme un oiseau qui cherche la liberté !

 

 

 

 

 

 

par Estelle Reinhardt publié dans : humour
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Lundi 25 février 2008

Elle était sans soutien et bien trop naïve, une proie facile parmi tous ces chiens. Comment pouvait elle échapper à cette vie qu'elle savait damnée?

Les malheurs qui se succédait, son mari qui la battait, elle a su conserver son titre de mère, élevant seule ses enfants dans la pauvreté.

Quand la mort lui a ôté trois d'entre eux, elle n'a jamais su se consoler. Lorsque qu'elle les évoquait elle avait ce vide dans les yeux, des yeux au regard si généreux que tous ses voeux, on aurait voulu les exaucer!

Elle logeait avec ses enfant dans ce qui ressemblait,  à un  cabanon de quelques m².
L’interrupteur électrique de leur habitation était une boite d’allumette, l’ampoule, la flamme des bougies!

Elle savait manier l'osier et confectionnait des paniers qu'elle allait vendre de porte en porte, parfois c'était sans grand succès et elle revenait les mains vides. Elle oubliait qu'il faisait froid et ne se donnait pas le droit de décourager, alors elle repartait, sommant les enfants de l'attendre sagement, la plus petite dans les bras, lui donnant le sein en marchant.

Il y avait cet homme qu'elle aimait, ce n'était pas un secret. Malheureusement aucun n'a osé faire le premier pas, elle avait trop peur qu'on ne la montre du doigt, sa croix était déjà très lourde.

Elle n'a jamais vraiment osé en parler de toutes ces violences qu'elle subissait, elle avait honte, mais par-dessous tout, elle craignait que les services sociaux ne lui retirent les enfants. Mais la réalité était tout autre, car la commune les ignorait. 
Ils n’étaient que de sale gitans, qu’il ne fallait surtout pas fréquenter. Le sort des enfants n'interpellait pas cette  bigote bourgeoisie !

Cette famille était la seule « étrangère » dans cette petite ville .

Étrange? Certes, mais étrangère, sûrement pas!

Le pays du nomade est celui où il passe, ce qui lui confère sa richesse tant malmenée. 
Il a combattu durant les même guerres aux côtés du gadjo, protégeant une même patrie pour une même teinte de sang!

Les manuels scolaires étant dépourvu de ce genre de détails, l'ignorance des gadjé était à son comble et se traduisait grossièrement.

Pour en revenir à ce tendre père
, de temps en temps une âme charitable venait lui casser la figure, mais a quoi bon ? Une fois remit de ses émotions il recommençait de plus belle! Elle, elle s'apprêtait à l'agression quelle allait subir, comme le ferait une grande sportive avant un match.

Elle rassurait les petits leurs disait de fermer les yeux et mettre les mains sur les oreilles! L'un d'entre eux affaiblit par la maladie lui a dit un jour « il ne faut pas t'en faire maman, un jour je serais grand, et je te protégerai » La vie en a voulu tout autrement . 
Les séances débutaient toujours de la même manière.

Ainsi, en grand athlète qu'il n'était pas, il abordait la pente qui jouxtait leur habitation , et s'amusait à lancer d'énorme pierre sur ce toit déjà vétuste. Si bien que lorsqu' il pleuvait à l'extérieur, il était inutile de se mettre à l'abris à l'intérieur!

Et puis il redescendait de sa montagne mi-victorieux, arrachant virilement un portillon qui ne nécessitait aucune force particulière pour céder. 
Là il s’acharnait à détruire tout le peu de biens que possedait cette famille : nourriture, vaisselle, literie etc. etc.

Le temps passait, les enfants grandissaient, le vaillant homme les craignait de plus en plus car ceux-ci se rebellaient.

S'en est suivit un déménagement dans une maison, une vrai, sans grande commodité, mais une maison qui leur semblait être immense, deux pièces une cuisine, des fenêtres, une porte (qui elle aurait eu bien besoin d'une force particulière pour céder ) .

Ainsi cette femme a pu  sensiblement reposer sa tête qui durant des années étaient toujours à l'affût du moindre mouvement, du moindre bruit, signe d'une éventuelle partie de coups, de cries...

Et puis un beau jour( au sens propre) la meuf à la faux est venue délivrer cette petite famille, en invitant cet homme immonde, à venir faire un petit tour avec elle, histoire sans doute de faire plus ample connaissance. Il a dû l'épouser car, il n'est jamais réapparut.

Sa pas plus triste veuve que ça, n'a lâché qu'une petite larme. Quand on lui demandait pourquoi cette larme? Elle répondait « au nom de ce lourd passé » !

Comme une lueur d'espoir elle pensait un peu sauver sa vie, mais la maladie est survenue entravant ses projets.
De la mauvaise vie menée, elle payait encore.

Une affection qui l'a privé de voix, mais la voie elle a su la montrer afin que ses enfants ne fassent pas les mêmes erreurs.
Malgré tous ces ennuies elle a su garder la douceur, celle qu'une mère a dans le coeur. Certaines de ceux et celles qui sans elle n'existerait pas, ne la chérissait pas autant quelle l'aurait mérité, la condamnant pour cette vie, inutile de rappeler qu'elle ne l'a pas choisie.
Mais cette pensée leurs permettait de ne pas avoir mauvaise conscience!

Quinze années après ce signe du zodiaque néfaste, qui a eu la délicatesse de ne la laisser que mutilée, on lui annonce qu'une bonne séance de chimio s'impose, car, celui-ci est revenu à la charge, plus dévastateur que jamais!

Après deux mois de ce qu'elle désignait comme du poison que l'on faisait couler dans ses veines si fragiles, elle s'est laissée aller. 
D'abord, dans la colère, puis dans la sérénité pour s'affaiblir de jour en jour, sans doute aidé par une main dont il est exclut de prouver la bonne intention !
                                                

                                                         Maman a emportée la maladie

                                                un lendemain si plein de vie

                                                               Et si dehors il faisait beau

                                                               Dedans aussi c'était très beau

                                                               Son dernier souffle, mon denier mot

 

 

par Estelle Reinhardt publié dans : confidences
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Lundi 25 février 2008
piopiol.jpg                                                                      
                                                                           (Traduction manouche)

 

Dans la foret j’suis allé                                                                 an veche mé djayam

Un p'tit hérisson j'ai trouvé                                                            i tikno niglo mé hatsam

A la maison j'suis allé                                                                    kéré mé djayam

Le p'tit hérisson je l'ai cuisiné                                                      o tikno niglo mé kervam

 

Au village je suis allé                                                                      an gap mé djayam

Un bout de pain j'ai demandé                                                       i koter maro mé mangam

A la maison j'suis allé                                                                     kéré mé djayam

Le p'tit hérisson je l'ai mangé                                                        o tikno niglo mé rhayam

 

Dans un bar je suis allé                                                                  an i virta mé djayam

Un verre de bière j'ai avalé*                                                             i glazo bira mé piyam

A la maison j'suis allé                                                                    kéré mé djayam

Dans mon petit lit je m'suis fourré                                                 an tikno tchiben mé schloupfram

 

  *normalement c’est « bu » mais ça ne rimait pas

Aucune idée de l'auteur de cette oeuvre !
par Estelle Reinhardt publié dans : chanson
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Lundi 25 février 2008

sdf_01.jpg
On a l’art de tendre la main, pour quelques sous de quelques gens

Évitant vitrine et miroir pour ne pas voir comment le temps

A si bien souillé notre histoire jusqu’à nous faire claquer des dents

Jusqu’à faire de nous ces bizarres le mauvais exemple et pourtant

Personne ne sais ce que la vie réservera à nos enfants

Combien même la vierge on supplie la souffrance ne met pas de gant

 

Et on finit par jeter l’ancre puisque l’on ne peut plus avancer

A la recherche d’un mot tendre, mais sans vouloir être assistés

D’une timidité étrange on ouvre des portes sur des couloirs

Où des gens s’entassent sans silence, on ne ressort pas, il va pleuvoir

 

Alors pour l’instant on survit on ne s’endette pas a mendier

Puisque de vos mains si jolies vous lancez vos pièces oubliés

Il y a ceux qui passe sans rien dire, ceux qui s’arrêtent et nous harcèlent

Ceux qui nous offrent un sourire, ceux qui ne nous voient qu’en travers

 

En bon chrétiens ils nous demandent si on boit si c’est pour du vin?

De cet air triste qui nous arrange nous répondons « c’est pour du pain »

Juste le corps sans le sang du christ , aucun curé ne là prêché

Et les nuits froides passent plutôt vite avec les neurones défoncés

Une cigarette bienvenue entre les doigts va nous coûter

Ils diront  « pauvres mais ils fument ! » et nous voilà catalogués

 

Et moi je vous parle de nous car, je suis vous, car je suis mille

Car je ne tiendrai plus debout vilain décor des grandes villes

Dans mon pavillon de fortune j'assisterai la fin de mes jours

tout juste éclairer par la lune, tout juste bon pour les vautours

 

 
Et on supporte ce silence, jetant la pièce trompeuse
 
Pour leur éviter la souffrance suffit il de si peu ? 
Solitude faim et ténèbres sont au coin de nos rues 
Ces gens n'ont plus aucun repère leurs existences mise a nue

Comme des enfants fragiles les mains crispées comme pour lutter 
Contre le froid qui se faufile dans leur chair humiliée 
La mort fermera leur paupière sur un banc délabré 
C'est l'oeuvre même de la misère diplômé pour dominer

 

par Estelle Reinhardt
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Lundi 25 février 2008

Ma p’tite ado

Depuis quelle est toute petite

J’étais sa seule devise

Elle ne me quitterait pas

en tout cas pas pour un gars

Elle ne les voulait qu’en amis

oh grand jamais comme des petits

« Qu’ils gardent leurs langues dans leurs bouches »

me confiait elle, moi je pensais « ouf »

Mais... c’était compter sans Quentin

avec sa tête qui frime

Elle sert fort contre elle un coussin

ne voit pas que je déprime

C’est là quelle me sert la main

me dit « il chante trop bien »

me rappelle combien

elle voudrait qu’il soit son frère

mais moi je ne veux pas être sa mère

Car voyez vous ce Quentin
 
                detourne les mamans majeures
                    

qui malgré deux dizaines  de plus

  ne pensent pas à être sa soeur

         J'ai vue les étoiles de ses coudes

dans les pupilles de ma fille

 Et rien que pour ça moi le Quentin?

Je l’étriperais bien!

 

 

par Estelle Reinhardt publié dans : humour
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