Samedi 10 mai 2008

C'est l'été,

donc toutes mes pensées sont belles, ou presque . Non, parce que je ne suis pas stupide, juste en veille !

Mais voilà j'ai d'autres priorités que d'essayer de refaire le monde.
Comme me prélasser après le boulot, non face à mon écran, mais face à mon petit jardin, accompagnée de ma petite perle et son hardiesse !

Ah non, séchez-moi ces gouttelettes d'alligator, il vous faudra vous passer de moi.

 

par Estelle
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Mardi 6 mai 2008

Et ce matin une amie me rappelle ça !
Vue sur un forum, écrit par une gadji en attente de gloire pour sa, oh combien immense charité, allouée au Rrom ! Voici entre autres ce qu'elle considère être, de grandes connaissances:

« Une parenthèse ...chez nous les manouches n'aiment pas que l'ont parle de "camps" pour les terrains de stationnement car le mot "camps" rappel trop les camps de concentration ...je pense qu'il est bien d'y réfléchir et de parler de terrain de stationnement … »

Terrain de stationnement ?

Mais cela ne risque t-il pas de nous rappeler heu voyons voir...terrain miné ou terrain vague ? Non ?

Allons bon, tZigane, le retour. On change de mot, mais le principe est le même.

Oublier ! Ou faire mine d'oublier, pour soit disant soulager les coeurs meurtris !
Les véritables meurtris eux, cela n'oublierons pas ! Z ou pas Z, CAMP ou pas CAMP.

Il s'agit ici du « camp » du mot "campement" rien à voir avec le  "camp" de  "camp de concentration" ! Toujours encore les mêmes inepties venant d'individus qui ornent d'un grand flou leurs arguments ! Toujours encore rappelées et détournées par les mêmes subalternes non Rroms ! Lamentable vraiment lamentable !

Si ça continue il va nous falloir utiliser le langage des signes pour communiquer !

Et moi, histoire de ne pas me substituer à celui ou celle qui a vécu cette période néfaste et au risque de me faire dégommer par mon tonton flingueur, qui n'en peut plus de mes questions sans queue ni tête ; je pose l'imbécillité!

Sa réponse ?

Un regard plein de compassion ! Puis dans un soupir de désolation :

 " mo tchaï, hak lap hounti tchel ap peské platsa, djounsch naschra mar schirta"

comprendre "ma fille, chaque mot doit rester à sa place, sinon nous perdrons notre histoire"

De plus ce mot n’est pas dans notre vocabulaire puisque pour  désigner un camp de Rrom nous disons "sinteng platsa" ( place des Rroms) donc à moins que l’on soit tous plus idiots les uns et les autres, que celui du village (ou du camp) nous avons bien conscience que les mots et lettres de la langue française ne peuvent sans cesse et selon l' humeur du jour, s’adapter à nos états d’âmes !

Et bien moi cet été, j'irai bien passer quelques jours parmi les miens dans un camp.
Ma concentration sur ma (je l'espère) futur vie de voyageuse, ce fera d'autant mieux !

 


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Dimanche 4 mai 2008

Il y a quelques jours de ça, en visitant un blog, je suis tombée sur une présentation qui comme à l'accoutumé me donne la nausée !

Toujours les mêmes arguments :

« je suis de telle ou telle origine et je suis fière de ma race »

Parfois selon l'âge et la recherche d'identité encore incertaine de certains d'entre eux, celle-ci s'accompagne de mot houleux attaquant d'office celui qui ne les aimerait pas !

Mais là il s'agissait d'une personne proche de la quarantaine.
Certes sa présentation était moins violente, mais le message en lui-même en était empreint.

Mais que peut bien vouloir dire « je suis fière de ma race »?

Comme j'ai déjà eu l'occasion d'échanger des émails avec cette personne (qui je le souligne me semble tout à fait adorable), je me suis permise de lui rappeler que l'humanité n'est constituée que d'une seule race.
Que seule nos origines diffèrent et ne sont richesses que si elles sont intelligemment partagées ; dépourvu de tout orgueil et de toute arrogance.
Que notre sang n'est qu'un groupe sanguin parmi d'autre!

Ce matin cette femme m'a répondu, soulignant partager mon opinion ; mais avoir trop souffert de la xénophobie par agression direct et physique.
Un homme haineux du différent, lui a facturé le visage à coups de poings, depuis, elle ressent ce besoin inéluctable de crier sa fierté d'appartenance à un peuple.

Je ne sais pas ce qui me rend le plus triste, l'agression dont elle a été odieusement victime, ou ce besoin incessant de hurler son origine comme on cracherai sa haine ?

Je me souviens d'une petite fille de 10 ans...

La teinte de sa peau et la précarité dans laquelle elle vivait avec sa famille, ont rendu sa scolarisation infecte!

L'institutrice Soeur Anastaze, ( que je vais m'amuser à appeler Satanas)tout droit sortie du royaume de Belzébuth n'avait de cesse de lui faire des remarques sur sa matité, ses cheveux trop long, mal coiffé !

Elle n'ignorait pas l'origine de la fillette comme tout le reste de la classe d'ailleurs.
Les « sale gitane et sale bohémienne avait déjà fait le tour de l'établissement !

Soeur Satanas avait trouvée une solution radicale pour palier à ce phénomène !

Ainsi un beau jour, devant tous les élèves elle a sommée la petite fille de se laver au lavabo avec une poudre à récurer javellisé; censée lui rendre la peau blanche et venir ainsi à bout de ce qu'elle considérait être de la saleté !
Comme l'enfant refusait, elle l'y a contrainte et comme cela ne lui semblait pas efficace, elle s'est mise à la frotter avec acharnement, jusqu'à la faire saigner des mains et du visage.

La fillette pleurait soit de honte, soit de douleur, mais dans les deux cas c'était une souffrance insurmontable!

Quand elle eut fini sa séance de torture elle s'adressa aux élèves:

« alors vous l’a trouvez comment maintenant ?».

Certains murmuraient l'a trouver plus propre, d'autres en avaient les larmes au yeux !

La petite fille n'en était pas plus blanche, mais juste plus rouge. Soeur Satanas, elle, considérait ces marques comme étant le résultat d'une hygiène parfaite.

La mère de l'enfant fut naturellement scandalisée par le constat de ces blessures et l'a conduit chez le médecin, qui lui prescrit diverses crèmes cicatrisante.

 De nos jours ce constat aurait été médiatisé !

La petite fille, fit promettre à sa maman qu'elle ne commettrait rien d'irréparable elle n’en aurait pas supportée d'avantage!

Le lendemain en cours, Soeur Satanas était abasourdit, constatant que la couleur de peau de l'enfant n'avait gardée que des marques de blessures, mais avait retrouvée sa couleur d'origine:

« mais comment tu as fait pour te salir autant ? Demain tu reviendras comment ? »
Puis lui faisant répéter « coiffée et ? Lavée !».

Quelques heures après ça frappe à la porte de la classe, l'institutrice ouvre, c'était la maman de l'enfant, sa Dame, sa Déesse !

Elle proposa dignement à celle-ci de sortir de la classe un instant.
Après quelques minutes Soeur Satanas invita l'enfant à venir les rejoindre. La maman était d'un calme olympique mettant l'accent sur les blessures de sa fille, qui semblaient grandement étonner la tremblante Soeur.

Cette Dame maîtrisait parfaitement l'allemand et l'alsacien déstabilisant visiblement Soeur Satanas, qui ne s'était pas préparée à subir de tels sermons !

Puis la maman a terminée en gros, sur ces mots:

« Ne tentez plus sous aucun prétexte de vous en prendre à ma fille car elle ne peut rien à votre frustration, où je vous promets de revenir pour cette fois-ci blanchir le sol du couloir à l'aide de votre toque accompagné de votre tête comme d'une vulgaire serpillière et je vous terminerai en vous valsant dans l'escalier ! J'ai été clair ? »

Soeur Satanas fit un hochement de la tête en guise de réponse et en était devenue aussi rouge que la petite, la veille !
Autant vous dire que le message est passé. Mieux que cela, elle a tout simplement ignoré l'enfant sur tous les points, ce, jusqu'à la fin de l'année.

Moi aussi je suis fière...

De ma fille, des grands musiciens de chez nous etc.etc.

Du reste, j'existe !

Aucune potion magique ni comportement agressif, n'arrivera à bout de notre culture et de notre façon d'être !

Et personnellement je ne ressens aucun besoin d'aller crier sur les toits mes origines, dans l'unique but de me faire valoir et montrer que je n'en éprouve aucune honte ! J'ai plutôt l'impression que c'est l'inverse qui se traduirait.

Cette estime exagérée de soi-même, qui fait que l'on est persuadé de sa propre excellence, que l'on se juge supérieur aux autres s'apparente bien plus à la provocation, ce au mépris de l'autre !


J'infirme ce sentiment qui est une atteinte à la dignité ! ! !

par Estelle
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Mercredi 23 avril 2008

Le  "Z"  du mot tzigane, rappellerai à ceux-ci le génocide dont furent victimes leurs anciens durant la seconde guerre mondiale.

Personne n'ignore en effet le  "Z" marqué à leurs bras  indiquant leur appartenance au peuple tzigane, ce, dans un but discriminatoire !

Il aura suffit qu'un jour, l'un de leur descendant dans l'élan de son ignorance, bafouille l’absurdité incriminant cette innocente lettre, à un gadjo, pour que celui-ci la prenne pour argent comptant.
S'en faisant aussitôt l'écho, il confortait l'imbécile dans ses dires.

Et on entend par ci par là, quelques disciples sans doute pleins de bonnes intentions, rabâcher cette ineptie.

Comme si orthographier le mot tzigane du "Z" de son origine, était une erreur monumentale ! ! !

Depuis, dans certains écrits ,ce mot a été dénaturé par un "S"  !

Cette pathétique perspective visant à remplacer une consonne par une autre, ambitionne t-elle de nous faire oublier l'atrocité dont ils furent victimes ?

Écrire tzigane avec un "S" me donne l'image d'une tasse tenue avec le petit doigt en l'air, ce qui en réalité n'a aucun intérêt ! Ou comme disait ma maman "un plat sans sel ni poivre, donc sans saveur".

Alors, voilà hier soir, ou plutôt cette nuit, en discutant de cela avec mon amie à coque, nous en sommes venues à la même conclusion !

Les diverses commémorations qui ont lieu, n'ont elles pas pour but de rendre hommage aux victimes de cette guerre ?
De nous empêcher d’oublier l'horreur de la déportation ?

Ma maman, mes oncles mes tantes, mes grands parents, en ont subit les affres.
Internés dans un camp où était regroupés ceux qui étaient considérés comme des "asociaux" (mendiants, vagabonds, proxénètes, prostituées, tziganes)...
Et jamais au grand jamais une idée aussi farfelue ne leur est venue à l'esprit !

Nous faisons partie de ces résistants qui luttent contre la Zédophobie*

Une question que je veux pertinente s'impose à nous:

les juifs, évitent -il de lever les yeux au ciel dans la crainte de croiser une étoile, insigne du brassard qui a été imposé à leurs anciens durant cette guerre?

On t-il un jour décidé d'ôter le "J" du mot "Juif " pour le remplacer
disons par un " Y" lettre la plus proche phonétiquement ?

Autre réalité, l'Allemagne comprend dans ses habitants de nombreux tziganes, dont des membres de ma famille, qui ignoraient jusqu'à ce jour cette polémique du satané "S"; qui pour eux n'a aucun sens car, la prononciation allemande s'en trouverai déformé !

Un ami m'a dit il y a quelques jours à propos de ces mièvreries qui se racontent:

"si j'étais sûr comme tu l'es que quelqu'un dit des bêtises, je le contredirai de manière à ce que le monde entier le sache".

Et bien là, c'est une grosse bêtise ! Mais j'ai un léger doute quant à la diffusion à l'échelle mondiale, de mon coup de gueule !
Et puis après tout, il n’y a pas mort d’homme. Oups vilain jeu de mots !

Ci-dessous, une parenthèse dans le livre "Le Rameau de l'Arbre du Soleil" contes Tziganes de Jerzy Ficowski :

 

La graphie du mot tzigane

Inhabituelle en France dans les écrits spécialisés

A été choisie par l’éditrice

Non par goût de l’exotisme ou d’un quelconque " folklore "

Mais selon le souhait de tziganes français

À la mémoire des millions de leurs sœurs et frères

Des différents pays du monde

Déportés et marqués au bras

Du " Z " de Zigeuner

 

HOMMAGE A TOUS

 

 

 

*Extrait du "le petit Reinhardt illustré" 

 

 

par Fille de l'eau
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Vendredi 18 avril 2008

 

Pantalon semblant trop grand, chaussures de mec, dégaine de mec...

C'est ainsi que s'est présentée pistache à ma porte !

Bien que je savais déjà à quoi elle ressemblait, je l'avais imaginée un peu plus féminine.

Avant d'arriver chez moi, elle m'a assaillie de sms, apparemment stressée par notre rencontre, me demandant si je l’étais aussi, etc. etc.
Je ne l'étais pas particulièrement car, il s'était passé un truc entre nous en deux mois de msn et de téléphone, une impression d'évidence, notre amitié était déjà très forte !

Nous n'avons pas vue le temps passer, elle a ainsi raté un premier train. Ma fille qui tout l'après midi se disait « pourvu qu'elle ne soit pas niaise, sinon j'irai dans ma chambre» l'a voulait pour copine !

Noix de cajou, p'tit bout de femme adorable, intelligente et patiente, oh oui surtout patiente car, je lui en fais voir de toutes les couleurs. Elle doit me détester parfois mais finesse oblige elle ne l'avouera jamais et puis certaine fois elle le cherche bien !

Imprévisible, elle part dans des délires et m'en fais part, je lui confie être lésée par sa démarche. Puis je m'aperçois que son pseudo a disparu de la messagerie  ! ! ! Je l'a questionne.

Ses réponses restant vagues, se définissant comme une onde négative, l'absence du nom lui rappelant quelle ne serait personne… Je l'appelle au téléphone et lui demande ce qui se passe ?
Elle me répond le plus normalement du monde :
 « j'ai fait du mal à ton coeur alors je ne mérite plus d'avoir un nom » ! Je suis tombée des nues !
Comment osait-elle parler ainsi de mon amie !  De ce quelqu'un tellement si fort, tellement quelqu'un de si humain qui m'a réconciliée avec moi-même, elle, ce personnage qui sait se faire aimer ?

Je l’ai rassurée je l’aimais toujours ce n’est pas un malentendu qui aurai raison de notre amitié. Entre vilains petits canards on se reconnaît !

Et puis Amande a l’âme manouche aussi aime t-elle se définir comme une gadouche(comprendre gadji-manouche).

Elle a des projets pleins la tête, pense à créer une école flexible pour les Rroms.

Afin d'être une intervenante efficace, Cacahuète  apprend la langue manouche. Élève tantôt dissipée, tantôt assidu, les fous rires qui s'en suivent, eux, sont partagés avec sa maîcresse !

Noix de pékan souffre silencieusement d'événement qui ces dernières années l'on meurtri.
Et moi j'aimerai rembobiner le fil de sa vie pour qu'elle n'ai jamais eu à supporter ce qui est une des plus insoutenable épreuve dans la vie d'une maman.

Noix tout court, fend le bois, fait de la plomberie, pose le parquet, boxe à mains nues, sait cuisiner, semble, je dis bien semble être une épouse agréable et est une maman attentive ! Que demander au peuple ?
Seul hic, elle a un amant fictif, Fabrice. Bon il fallait bien qu'il y est une ombre au tableau sinon elle était parfaite ( je le dis très vite).

Une image m'a particulièrement frappée j'aurai dû l'immortaliser en une séance japonaise... Noisette au moment de son départ, se dirigeant vers la gare avec un panier artisanal à la main,  semblant le défendre corps et âme contre tout parasite envieux.

Rien que pour ça, ça valait le coup ! ! !

« Miri male hi tute bouder platsa ane miro zie har miri familia »

Et si tu n'es pas capable de traduire ça, alors va au coin et recopie le cent fois !

 

 

 

par Fille de l'eau
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Mercredi 16 avril 2008

L'emplacement où j'avais garée ma voiture semblait s'être volatilisé, je cherchais par monts et par vaux, mais rien, absolument rien !

Soit le parking a fait l'objet d'une étude extra terrestre (dans ce cas, les petits hommes couleur herbe ont zappé ma voiture) soit on venait de me là subtiliser ! Dans tous les cas elle restait introuvable !

Il allait bientôt faire nuit. J'étais accompagnée de ma fille âgée de 11 ou 12 ans.

Plus je cherchais, plus je me perdais dans cette zone désaffectée. Je me souviens à peine pourquoi je m'y étais garée, je sais aujourd'hui que j'ai été imprudente à l'extrême.

Je rassurait au mieux ma fille, tout de même nous n'étions pas dans une énième dimension ? Nous sortirons bien à un moment ou un autre de ce labyrinthe !

Sur ces mots apparaît un véhicule qui semblait appartenir au groupe Darty, nous sommes restées sur place, l'engin s'arrête à notre vue un instant, puis ce dirige à vive allure tout droit sur nous !

Là pas le temps de réfléchir je prends la petite par la main et nous courons vers un grand portail entre ouvert, nous nous y glissons, effrayées !

Autour de nous était entreposé divers matériaux : tuiles planches de bois et à notre gauche un mur de bouteille vide.

Nous avons pas eu le temps de trouver une potentielle sortie, que notre chauffard sorti de nulle part défonce le portail, semblant visiblement à notre recherche.

J'ai saisi ma fille par les épaules et l'ai plaquée contre les bouteilles et me suis placée derrière elle pour la protéger au mieux. Elle était particulièrement silencieuse me semblait être en état de choque. Je m'en voulais de lui infliger cette épreuve, bien que je ne l'avais pas choisie. J'était sa maman et je devais coûte que coûte la sortir de là.

J'attendais que ce fou furieux s'éloigne afin que nous puissions sortir de cet enfer.

Nous longions les murs bordés de buissons. Recroqueviller je cherchai en vain mon portable pour appeler les secours mais j'ai dû le perdre dans l'agitation. Il faisait nuit!

Nous sommes montées sur une échelle qui se trouvait contre un bâtiment et avons ainsi grimpé jusqu'au toit ce qui me permettais de surveiller notre traqueur.

Ma fille faiblissait de soif, je me sentais impuissante...

Le killer, lui, continuait sa tournée ! Les questions fusaient dans ma tête, quelles étaient ses intentions ? Je n'osais penser aux objectifs qu'il s'était fixé, je refusais l'idée de faire la une des faits divers et j'allais tout faire pour réduire son macabre scénario à néant. Car dans tous les cas, c'était sans compter sur la colère qui prenait en moi la place de la peur !

Quelques dernières consignes à la petite et je descendais du toit pour chercher un point d'eau !

Près d'un hangar j'entends parler, je m'approche sur la pointe des pieds, bingo on est sauvées !

Jack shepard (le héros de la série Lost) et le docteur Greg house ( héros de la série, Docteur house) étaient là, avec un chariot de glace agrémenté de diverses boissons fraîches. Je n'étais pas plus étonnée que ça de leur présence dans cet endroit sinistre !

Et puis le chant du coq ! Je regardais autour de moi pour entrevoir cet animal, pensant que c'était peut-être Michoko, feu mon coq ! ! !

A ce moment j'appelle ma fille de plus en plus fort. Elle me répond particulièrement en colère :

« Oui mame c'est bon je t'entends ne crie pas comme ça je ne suis pas sourde, éteint cette sonnerie, pitié »

Il était 6 heure du matin l’heure pour elle de se lever et se rendre à son job !

Enfin mon cauchemar prenait fin...

Le chant du coq ? Ben un choix de sonnerie parmi d'autres proposer sur mon portable afin d'assurer notre réveil !!!

 

 

 

 

 

 

par Estelle
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Lundi 7 avril 2008

J'ai accepté un rendez-vous pour ce vendredi.

Le fameux, celui que j'espérais non secrètement depuis trop longtemps.
J'ai donc dit oui, bien qu'avertie par des bouches expérimentées.
Les voilà qui m'annoncent que c'est une erreur, qu'elles devront encore ramasser les pots cassés ou recoller les morceaux.
Toutes ces métaphores plus barbares les unes que les autres, pour parler de mes sentiments et de mon cœur. Serait -il en céramique ? En verre ?

Qui d'autre que moi sait à quel point il est important que cette rencontre est lieu ? Aimer ou avoir aimé n'est pas une « erreur » à mes yeux et je me sens privilégiée de l'avoir un peu vécu cet amour qui te tord les tripes, dans une douleur qui ne trompe pas !
Certes je n'ai plus la même vision des choses, je dirais que ma peine a fait place à la compréhension !
Je n'étais pas la seule à craindre l'intensité de nos sentiments, lui a préféré les fuir, moi les subir.

Si aujourd'hui sa prise de conscience (quoi que un peu tardive ) le ramène vers moi, je ne vais tout de même pas jouer l'indifférente histoire de... ? J'en suis incapable !

 Alors, je compte les jours, qui me semble bien longs!
 Les questions cruciales maintenant :

-je mets quoi ?
-je dit quoi ?
-et puis s'il veut... je fais quoi ?
-et puis on fait comment déjà ?

 J’avoue leur côté typiquement féminin!

Si les attentes d'un homme nous semble compliquées, à nous pauvres femmes, elles deviennent ingérables avec un manouche.

Et puis mon fameux coeur chamboulé à l'extrême par des sentiments imprévus pour un intrus...
Quand le chat n'est pas là, les souris danseraient-elles la salsa ?


Alors chères bouches expérimentées c’est quoi la solution ? Penser à l'un en serrant l'autre ? Pas mon style ça !

A savoir si notre histoire aura une suite favorable, je ne veux y penser pour l'instant, rien ne sert de se poser mille questions.
je sais que je suis prête à l'écouté, l'aimer, mais pas à le partager.
L'amour que je peux lui porter n'a pas encore atteint mes facultés à analyser ce qui est sain ou malsain, ce en toute objectivité !

Bien que j'ai fini par occulté certains passages de notre relation tant ils me semblaient irréel, j'ai bien l'intention de les revivre plus intensément.

Reste a savoir si en  pratique tout sera aussi aisé que ce que j'avance !
Je pense que je le sentirai dès la première minute de sa présence, si c'est vraiment avec lui que je veux être !

Mais une chose est sûre, rangez vos tubes de colle, je suis une grande fille, il y a de bien plus grandes souffrances dans ce monde, pour se plaindre de celle occasionnées par l'amour !
Et puis moi je suis en mode autoréglage coeur defaillant ! 
Encore faut-il qu'il fonctionne !


par Estelle
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Dimanche 30 mars 2008

Je me surprends parfois à penser que ma scolarisation parmi les gadjé et mon ouverture d'esprit, ont sans doute eu raison de mes origines manouches, ou tziganes, ou gitanes ou... Je suis tout simplement incapable de cautionner la connerie d'une part et d'autre et me retrouve ainsi en conflit d'un côté et de l'autre.

Quoi qu'il en soit, il faut prendre en considération ce grand fossé qui sépare ce peuple de l'autre
sans y voir un quelconque malaise et sans chercher forcement à le combler.

Tradition et coutume oblige, cette façon de vivre attire le gadjo en mal d'aventure, qui se rapproche délicatement ou indélicatement et qui est le bienvenue .

Le non-Rrom y découvrira un geste, une posture, une autre façon de faire, de dire, de prodigué des soins de première nécessité, somme tout ce qu'il y a de plus simple. Mais juste autrement !

Et soit parce qu'il en a la foi naïve
-soit parce que se moquer gentiment du gadjo est inné chez lui
- soit c'est pour se la jouer,
le Rrom laisse le gadjo interprété à sa guise ces fameux, mais non moindres faits et gestes, comme étant le fruit d'une transmission, vous laissant pantois.

Ce qui est pathétique dans cette histoire c'est que le gadjo en question entretien le mythe sans y croire lui-même. Ce qui en soit est plutôt rassurant, il est important que la santé mentale ne soit pas atteinte.

Il nous prendra à sa guise soit pour des pestiférés, sorciers déchaînant la colère des puritains, soit pour tout ce qui pourra lui passer par la tête selon l’humeur du jour !

Il en tire pourtant une satisfaction personnelle s'autoproclamant acteur et grand ami de ceux qu’il appel « les exclus de la société » et dont il se pense le grand sauveur.

Comme si en mal d'aventure il aurait consulté une liste d'oeuvres humanitaires en vogue, cochant la case proposant de défendre la cause des nomades, oeuvre en pleine expansion, dont on attise le côté folklorique et musical .

Bien que j'aime l'idée de m'y adonner, voici notre existence réduite à une danse endiablée autour d'un feu et d'une musique envoûtante.

Et puis le voilà notre bobo, grand défenseur de notre cause, balbutiant que l’inquisition est une abomination ! En plus il est futé !

Celui là ce gadjo, en colportant toutes ses chimères, interprétant l'emphase de chacun de nos gestes, de nos traditions, comme étant régit par une divination, ce même gadjo nous est préjudiciable !

Alors certes, chaque personne est en droit de s'exprimer et j'y adhère à 99,99 %.

Si le non-Rrom, dans la triste vie qui anime l'automatisme de son quotidien, recherche le dépaysement, il n'oublie pas non plus d'étaler ses trophées de bienfaiteur affichant publiquement son attente de gratitude, pour avoir daigné nous honoré de son intérêt ! ! ! Merci donc oh toi qui bien qu'imbu de ta personne, t'es rendu compte qu'on existait et par la même avoir daigné nous accorder de ton temps si précieux !

Ps : Ceux que je connais depuis mon enfance, se sont engagés en toute respectabilité auprès des Rroms dans l'unique but d'être un pont entre deux mondes, de facilité leur déplacement, en se posant en tant qu'intermédiaire dans leurs revendications. Ils le font, sans témoignage déroutant, sans rechercher gloire ou reconnaissance et n'en tire aucun mérite !

Et puis il y a ce ceux que j’ai souhaité qu’ils soient ainsi…

par Estelle
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Dimanche 23 mars 2008

C'est vrai que j'ai une nette préférence pour les bruns, mais comment expliquer...Celui là était vraiment exceptionnel.
Son style très particulier qui chez un autre aurait eu tendance à me repousser, lui conférait une virilité hors du commun.

J'ai craqué pour la blondeur de son corps musclé, la magnificence de sa tête coiffée d'une crête rouge naturellement dressée, sa démarche assurée et sa queue black qu'il exhibait fièrement et qu'il tendait afin que je la caresse .

Ma famille, mes amis ne saisissait pas mon attachement à cet éphèbe narcissique d‘ont l‘égoïsme et l’infidélité était à son apogée ! Comment moi, pourvue d’un sens de la morale infaillible, pouvais-je me retrouver dans cette situation de soumission ?
Il est vrai que Michoko (c’est son nom) était un coureur de jupons à plumes invétéré ( Mais ne dit on pas que l’amour rend aveugle? )

Tout de même, il m’arrivait de me rebeller, surtout lorsqu’il rentrait penaud en fin de soirée sans aucun égard pour moi ! Là je le regarde et lui assène un : « Alors, heureux ? » Puis en criant : « où t'était encore sale oh, avec une rousse, une brune, une blanche une noire ? Je me suis fait un sang d'encre, non mais tu as vu l'heure ? »

Monsieur m'ignorait et continuait son chemin comme si les noms qui fusaient faisait partie des éléments qui l'entouraient.
Comme il avait dépensé toute son énergie à combler ses saletés de poulettes aux moeurs légères, il me réclamait à manger. Si possible de la viande sans les cinq fruits et légumes pourtant préconisés, ni autre aliment végétal. En véritable carnivore il se serait adonné sans retenu au cannibalisme ! Quelle horreur il mangerait ses morts ? Mais c'est un acte répréhensible et infâme chez les Rroms !

Me sachant la favorite de son harem, j’essayais de tempérer les remarques de mon entourage.

Pourtant ces remarque étaient tout ce qu‘il y a de plus légitime.
Michoko pouvait être d’une violence accrut si une personne s’aventurait sur son terrain.

Je me souviens que ma pauvre maman en a fait les frais, ainsi que notre médecin de famille dont le physique plus qu’agréable, ne me laissait pas indifférente, mais j’y reviendrai plus bas !

Quant à moi, il ne m'a battu qu'une seule fois, mais c'était de ma faute, je lui est manqué de respect !
Ce jour là il s'en est pris à ma belle-soeur, je n'intervenais pas et Michoko en faisait une passoire humaine. Il n'a apparemment, pas du tout apprécié mon geste et la raclée qu'il m'a mise ce jour là, m'a occasionné une blessure profonde à la jambe, j'ai perdu tellement de sang que j'en suis devenue blême.
Et lui comme tout homme battant sa femme qui se respecte, m'a couverte de câlins !
Moi comme toute femme subissant des violences conjugales qui se respecte, je lui ai pardonné cet écart de conduite !

Après tout j’était sa ptite poule, lui mon ptit coq d’amour, on ne lutte pas contre ça.

Michoko était vicieusement intelligent ! Polyglotte, il n'utilisait cependant pour communiquer, que sa langue maternelle, le coclori ( coq en manouche). Oui, michoko était de la famille des gallinacés ! ! !

Imposé dans ma vie poussin, teint en jaune en l'occasion des fêtes de Pâques. Le fermier avait pourtant précisé que ces poussins étaient fragiles et n'était pas destinés à grandir …

Michoko avait 4 ans et demi quand j'ai déménagé dans un appartement, où son réveil matin n'aurait pas fait l'unanimité, j'ai donc décidé de le placer dans une famille d'accueil !

Malheureusement deux jours après mon déménagement alors que j'allais le chercher pour le conduire dans cette famille, Michoko avait disparu. Je ne m'en suis jamais vraiment remise...

Pour en revenir à l’épisode concernant ma maman, de ma fenêtre je l’a voyais marcher au bord du chemin près de notre maison. Michoko l’a suivait avec la légèreté d'une ballerine. Puis les plumes du cou hérissées, il s'est à coups d'ailes soulevé du sol, attaquant ma chère mère en traître ! C'était vraiment hilarant !

Quand au médecin, il se protégeait promptement avec sa mallette dans une scène qui a eu raison de son charme, me menaçant de faire de Michoko un coq au vin si je ne venait pas à son secours ! Encore aurait il fallu qu'il l'attrape ! ! !

Si il y a un paradis et que les animaux y sont admis j'aurais peut-être droit (le plus tardivement possible) aux bisous de ses lèvres becceuses (c’est un mot que je viens d'inventer) qui me manque tant !

Aussi, aurez vous la finesse d'éviter les commentaires à consonances culinaires, j'apprécierais!!!

 

par Estelle
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Dimanche 23 mars 2008

N'est-ce pas lui le plus beau ?

par Estelle
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