Vendredi 3 juillet 2009

(publié le 18 juin, puis exterminé par overblog, commentaires y compris, deux jours après. C'est Gaëlle qui va être contente)


Non non non, la lâcheté c'est moi, la froussarde l'idiotie.

La tête explosée contre l'imitation hêtre à me dire "mais t'es conne ou quoi, dit oui ? "

Et puis une main de chaque côté et on la soutien cette tête avec des p'tites grimaces, suffoquant à moitié dans des soufflements rappelant ceux qui accompagnent nos maudites  et inoubliables contractions !

Les yeux rivés sur l'armoire on se croirait dans sex and the city . Assurément j’en suis Carrie Bradshaw ,le dressing en moins, faut pas pousser !

Il est tard, mais cette envie d'appeler les copines et de leur dire aveuglément "bingo, l’gadjo z'il est a moi, z'il est trop bien ze craque " le tout dans les cris d’la dingue (non, j’ai dit dingue) en concert ! Tout est remis en question ! Adieu Cali, je t’aimais bien !

Oui, tout ça est très contradictoire, c'est a cause des contractions, comme j’ hyperventile, elles finissent par ce manifester, l'expulsion en moins . Quelle soulagement !

Légèrement macho, le v'la qui joue au fort c'est qu'il en deviendrait presque menaçant. Sa maîtrise me laisse envieuse. Et dire qu’il m’a traitée de sale manouche, et d'une tonne d'autres adjectifs plus qualifiants les uns que les autres ! SALE ERRANT ! 

Me voilà re adolescente, je parle de celle qui se dandine dans tous les sens un peu conne comme ça ( mime du mouvement), j’en aurais presque l'accent ! Si, je vous assure, ça à un accent une conne, comme la salope en a un ( n'est-ce pas Cindy )mais celui là faut que je le travaille encore un peu !
Sourire, n’importe où, n’importe quand, c’est écrit sur le front à la vue de tous. Dire que je me croyais vaccinée !

Besoin de plus de temps, car pas habituée et perte de tous les moyens.

Réaction normale à que qu'il parait et à en croire ce que disent les copines. Oui, mais HELP !
 

Alors on se calme, on récupère, c'est comme arriver en retard devant l'autel de l'église je suppose( jamais testé) une possible dernière échappée...

 ( Ainsi terminé, réellement échappée depuis...)

 

Par Fille de l'eau
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Lundi 29 juin 2009

Alignés(es) cette fois -ci en tapant des mains, plus la battante du jeu d'avant, en guise de tambour:

Voici le tambour qui pa-sseuh ma maman m'appel-leuh ( on mime la marche du tambour en aller - retour )
voici le tambour qui pa-sseux ma maman s'en va
allons Machin dépêche toi choisi la plus bel-leuh
allons Machin dépêche toi, choisi celle que tu voudras

( le tambour désigne celle ou celui qui lui convient et lui prend les mains en une ronde tout en chantant)
Si tu veux faire mon bonheur Machi-neuh, Machi-neuh
si tu veux faire mon bonheur Machine donne moi ton coeur
Machine me la donné elle m'ai-meuh, elle m'ai-meuh
Machine me l'a donnée elle m'aime pour un baiser choisissez ( l'endroit du baiser) !

 



 

Petit jeu manouche que font les mamans avec leurs petits dans ma famille.

En récitant les mots ci-dessous, elles désignent chaque doigt par une petite pression:

 

Le pouce : Kawa hi rouk / celui là, c’est l’arbre

L’index : kawa schitlel rouk / celui là il agite l’arbre

Le majeur : Kawa l’èl lèn pré : celui là les ramasse

L’auriculaire : kawa alèn lén khéré / celui là les ramènent à la maison

L’annulaire : oun tikno, tikno tikno vaxo rhal haloter / et le petit petit petit voyou les mange tous

( sur ce dernier doigt, on fait des petits gratouillis et des bisous mangeurs dans le cou !

 

Par Fille de l'eau
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Jeudi 4 juin 2009


Quand j'étais petite je n'étais pas grande  (Yes, je ne pouvais m'en empêcher)

Oui non !

Quand j'étais moins grande que maintenant vers l'âge de onze ans, c'était d
ans un camp de manouches.
Mes cousines et moi jouions à notre jeu favori, narguer les garçons du terrain ! L'élu aux yeux vert, celui qui, quelques années plus tard allait faire chavirer mon cœur, se trouvait parmi eux !

Mes cousines qui n'étaient pourtant pas scolarisées, m'apprirent une chanson de cour de récréation que je ne connaissais pas. Il fallait évidemment faire une ronde avec l’une de nous en son centre. C’était souvent celle, qui comme si sa vie en dépendait, tapait des pieds le plus fort dans un déplacement qui ressemblait à une danse d’incantation vaudou et qui en dernier lieu faisait la plus jolie moue.


Et ça donnait ça :

 
Entre les deux

Mon coeur balan- çeuh (mains croisés devant soi en effectuant des rotations de gauche à droite)

Je ne sais pas lequel de ces deux (prendre un air incertain)

C'est à machin mes préfèren- çeuh( faire le choix de celle qui représente l'amoureux)

Et à trucmuche (faire le choix cruel de celle qui represente le mal aimé)

Les cent coups de bâtons (mimer les coups, où les donner pour du vrai c’est selon)

Ah trucmuche si tu crois que ch'tai- meuh (main dans la main avec celle qui représente l’amoureux)

Mon p'tit coeur n'est pas fait pour toi (un doigt en avant + les rotations de gauche à droite)

Il est fait pour machin que j'ai- meuh (regard amoureux )

Il est cent fois plus joli que toi (on se prend dans les bras)

(Quant à la mélodie, inventez là !)


 

 

Par Fille de l'eau
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Mardi 5 mai 2009

L'exubérance, elle n'aime pas l'exubérance, mais elle pardonne tout ce qui pourrait paraître exubérant parce que paraître n'est pas être.
Lorsqu'on est hyper gênée par une situation ou tout simplement si l’on se sent troublée par elle, on perd vite le fil. Et alors qu'on passait pour une personne sûre d'elle, capable de contrer la moindre vulnérabilité qui pointerait le bout de son nez, nous voilà balbutiante disant tout et n'importe quoi, une sorte de fuite mal organisée, car sans doute imprévisible.
 

Ce serait facile remarque, si l'on pouvait prévoir chaque situation qui nous mettrait à mal !
 

La vulnérabilité est malgré tout une chose qui l’attire, oui mais chez les autres.
Elle n'aime pas l'approche de la perfection ( sauf celle de Julien Doré ! Comment lutter ? ) et les gens sûr d'eux l'exaspère. Non pas qu'elle souhaite aux gens de rester mal dans leur peau et dans leur tête, mais elle les trouve tellement plus vrais plus attachants dans leur naturel, qui de toute façon chassé, revient au galop !
 

Dans la communauté manouche il y a une forte recrudescence de ce "paraître".

Tout se joue sur le physique et l'attitude. On pourrait penser que seul les jeunes gens ont ce rapport avec la superficialité et non !
 

Beaucoup de manouches ne se retrouvent plus dans ce monde qui les entourent. Cette fragilité a fait ce développer une sorte d'individu cloné à l'allure clownesque. Maquillage en ravalement de façade, tenue affriolante de mauvais goûts pour des femmes qui se trémoussent. Tee-shirt blanc, pot de gel vidé sur la tête et lunette de soleil noir mouche obligatoire, pour des hommes désignés à ces femelles émoustillées.
Point commun entre ces deux extrêmes, ils ouvrent la bouche et n'en sortent rien de bien glorieux ce qui es regrettable.
 

L'excentricité est son ennemi. Les jolies choses pour elle, ont une toute autre allure. Elle aime la propreté, l'intelligence, la gentillesse, l'humour. Non elle n'a pas oublié la fidélité (infirmier de son coeur) ni la beauté physique. Seulement la fidélité, ça lui importe peu, car elle veut l'ignorer. Le corps le coeur et la tête ne se mesure pas l'un à l'autre, reste à éviter la souffrance de celui ou celle qu'on aime. Et la beauté cette chose agréable à regarder, elle l’a découvre en parlant avec les futurs beaux et seule elle décidera s’ils le sont ou pas à ses yeux !

L'amour est un sentiment qui ne se force pas et n'opprime pas ! Elle, elle respecte la règle et l'a tant respectée quand l'autre ne l' a pas respectée, qu'elle sans est mordue les doigts de trop longues années... Le cap passé, va-t-elle replonger tête baissée ?

Et maintenant la simplicité, celle qui ne paye pas toujours ! Les beaux parleurs diront la préférer à l'extravagance au superficiel, mais ce n'est pas la réalité. Rester simple, être aimée pour ce que l’on est et pas pour ce que l’autre voudrait que l’on soit, ce ne sont que de bonnes paroles. L'extravagance attire forcement le sexe fort. Même si ce n'est que pour une fois, à tout les coups, il succombera !

Sa maman( à elle) disait qu'une femme est un poison capable de faire faillir le plus pieux des moines, ou encore que l'habit faisait de jolis moines. Tu as raison,  "Sa maman" !

Étonnant aussi de constater que les jolies personnes, sont forcement assimilées à une moindre intelligence et à une légèreté de caractère . Faudrait-il qu’elles aient une tête de babouin( quoique le babouin est très mignon) pour que leur soit accordé ne serait-ce qu'un soupçon de crédibilité ? Ou alors une autre solution consisterait à vivre avec le babouin(e) la semaine et avec joli(e) con(ne) le week- end !

Peut-on éprouver de l'attirance pour une personne sans en tomber amoureux (se) ?
Peut-on tomber amoureux(se) d'une personne sans éprouver de l'attirance pour elle ?
Bizarre ces questions maintenant qu'elle les relie !

 

 

Enfin bon, elle se trouve dans une phase qui l'amène à se les poser.

 

 

Ceci est sans doute un dernier article avant la disparition de FILLE DE L’EAU qui n’aime plus son hébergeur aux humeurs fatigantes( et d'autre petits choses...)

Mais c’était une très très belle aventure !

 

 

 

 

Par Fille de l'eau
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Mardi 14 avril 2009

Il y a deux ans maintenant, elle avait volé des trucs sans doute insignifiants chez moi.

J'étais en colère, car si elle me les avait demandé, je lui en aurais fait cadeau.
 

Leur campement de fortune était à une demi-heure de marche de mon domicile.

Alors, avec son neveu et son cousin elle passait chez moi quelques soirs après les cours.

Je leur préparais un goûté, leur donnait un coup de main pour les devoirs...
 

Nous lui avions appris à se servir d'Internet et c'est de bon coeur que nous mettions notre ordinateur à sa disposition. Encore aujourd'hui il m'arrive de recevoir des mails bizarroïdes, venant de sites ou de forums où en mon nom, la chipie s'inscrivait et insultait les gens dans un langage que je qualifierais de très, voyons voir... disons très approfondie.

Depuis le vol, je n'avais plus vraiment confiance en elle et bien qu'elle ait tenté de se rapprocher à plusieurs reprises, de mon côté, le coeur n'y était plus. Elle avait 13ans !

Puis il y a peu, un soir, après être rentrée tardivement chez moi, je vois une petite forme assise devant la porte donnant dans la cour. La tête posée contre le mur, loudji m'attendait là, comme un oiseau égaré !

Vu l'heure, la première chose que je lui ai demandé c'est si ses parents savaient où elle était ?

Elle tombe en larmes, je l'invite à entrer !

Elle me demande de ne pas prévenir ses parents, que sinon elle se tuerait !

Ok, je lui donne cinq minutes pour me raconter son désarroi. Et quel désarroi !

Loudji a accepté d'être la femme d'un cousin de son père et la cérémonie avait eu lieu la semaine d'avant. Ce qu'elle m'a raconté ensuite, relevait de tout, sauf d'un acte consenti.

Je me suis sentie si impuissante devant elle. Elle me racontait que seule sa mère l'a soutenait, mais que son père lui, insistait pour qu'elle soit une parfaite épouse. Naturellement, Loudji n'aurait pas inventé des choses aussi graves. Mais je me suis fait un devoir de l'avertir sur les risques d'une telle accusation. Elle était épuisée et je ne voulais pas en rajouter, alors je l'ai laissé s'endormir. Au matin, après avoir longuement insisté, elle m'a laissé appeler sa maman. Je l'a connaissais un peu, une femme plutôt logique dans son raisonnement, mais comme beaucoup de femmes, à la merci de son mari.

Après avoir obtenu d'elle la promesse de garder mon appel secret, elle est venu voir sa fille chez moi.

En se voyant, elles pleurèrent toutes deux.

Après bien des démarches en faveur de son bien être immédiat, Loudji a été placée dans un foyer pour jeune fille, où elle sera protégée jusqu'à sa majorité.
 

Fait rarissime chez les rroms, mais néanmoins utile dans ce cas de figure. Pourtant, il y a ce malaise profond en moi, qui ne me quitte plus.

 

 

Par Fille de l'eau - Communauté : Les Amis de l'écrit
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Dimanche 12 avril 2009

Oui je sais, il est dangereux de se promener seule la nuit ! Seulement j'avais passé
 une journée particulièrement remuante et il me fallait décompresser. Je comptais sur cette promenade nocturne pour me détendre.
Puis, une petite lueur verte, stop net ma marche.Un rôdeur, un chasseur de niglo ?

L'individu m'adresse un charmant « tu ne dors pas ... » ( la suite est secrète) ?

Nous nous étions déjà rencontré deux ou trois fois et avions échangé quelques mots, mais cette fois-ci c'était un peu particulier. La nuit étoilée apposait un calme décontractant qui incitait au dialogue.

Nous conversions tout deux comme de vieux amis.
 Étrangement, il m'a un peu parlé de lui et de ses émotions. Ce fut très agréable de le découvrir ainsi un peu macho (juste ce qu'il faut), mais surtout, intelligent, sentimental, romantique, un brin séducteur, sans jamais un mots en trop.

Selon Laurent ( un ami) une femme qui ne parle pas est une femme malade  (petit con). La grande capacité d'écoute de ce vagabond a mise en évidence ma grande santé.

Nous avons longuement discuté sur divers sujets.

Il ne connaît pas particulièrement la communauté manouches, mais semble  y accorder un certain intérêt.

Il a posé des questions, je lui ai répondu comme j'ai pu et même quand il

 ne comprenait pas, il disait comprendre. Était-ce de la finesse, une façon de me prouver son intérêt ? Étais-je clair ou ne l'étais-je pas ?

La lumière sombre de la nuit cachait l'émoi et la gêne de mes mots, j'avais cette attitude un peu légèrement embarrassée… J'aurais voulu fuir...

 

Nous nous sommes quittés après quatre heures du matin. Je lui faisais mes excuses, doutant d'avoir été de bonne compagnie, lui, me remerciait pour ma présence.

Par Fille de l'eau
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Vendredi 10 avril 2009

Ma fille et moi venions à peine de faire sa connaissance.
Ce type était si attachant, si tellement tout ce que les autres hommes ne sont pas dans la vie, que nous partagions ses joies et ses nombreuses peines.
 

Il était amoureux d'une jeune femme, mère de deux adorable enfants. Pour ne serais -ce que la voir régulièrement, il achetait des chaises, oui mais pas n'importe quelles chaises, celles qu'elle confectionnait et qui, il faut le reconnaître, n'auraient jamais trouvés d'autres preneurs.
 

Imbécile heureux à ses temps perdus, George jouissait pourtant d'une faculté incroyable d'apprentissage, après un récent malaise.
 

J'en voulais beaucoup à l'élue de son coeur de repousser sans cesse ses avances.

Ok son mari l'a abandonnée avec ses enfants, ok la vie a été dure avec elle et je veux bien comprendre sa crainte d'un autre échec ! Oui mais cette conne, ne se rendait-elle pas compte qu'il s'agissait là de George ?

L'air de rien, elle lui en voulait presque des sentiments qu'il réveillait en elle.
 

George, sans doute un des seuls hommes pour lequel j'aurai obtenu la bénédiction de ma fille. Mais voilà, la vie est cruelle et j'ai plus ou moins accepté cette réalité.
 

On sentait bien qu'il allait de plus en plus mal depuis sa perte de connaissance, car il n'arrivait plus à dormir et passait ses nuits à lire des livres dont il ne soupçonnait même pas l'existence il y a encore un mois.

Passionné par les diverses plantations de végétaux, il s'était penché sur les composants d'engrais biologiques fertilisant les terres les plus arides. Malheureusement, plus il en parlait et plus il passait pour un idiot.
La petite et moi étions les seules à lui porter notre soutien.
 

Après un second malaise, George s'est réveillé à l'hôpital. Nous étions à son chevet en présence de son médecin de famille, son ami d'enfance et celle qu'il aimait, car enfin elle s'était rapprochée de lui (il était temps).
A voir nos yeux plein de larmes, il avait compris que les nouvelles n'étaient pas terribles. Une tumeur au cerveau inopérable ne lui laissait plus que quelques jours, voir, quelques semaines à vivre.

Un éminent chirurgien neurologue avait insisté pour pratiquer une intervention chirurgicale tout en avouant que ce n'était pas dans le but de le sauver, mais dans celui de faire avancer la science. Seulement George voulait vivre sereinement ses derniers moment avec sa petite amie.
C'est alors que ce chirurgien ne voyant en lui qu'un cobaye en or, s'appuyant sur une soi-disant déficience mentale, a finalement obtenu par décision du tribunal, son hospitalisation dans son service.

Hier soir, George a échappé à la vigilance du surveillant et a tout bonnement quitté sa chambre. Il s'est rendu directement chez sa dulcinée pour passer ses derniers instants avec elle. Ainsi cette nuit, allongé à ses côtés dans un geste de tendresse à vous arracher le coeur, il lui demandait de ne pas pleurer, car il allait mourir aussitôt !
A ce même moment, ma fille et moi assisse l'une à côté de l'autre, avons assisté à cette scène impuissantes, chacune ramenant à elle un coin de la couverture pour cacher ses larmes.

George, alias John Travolta dans le film "Phénomène" était vraiment troublant !

Par Fille de l'eau
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Jeudi 2 avril 2009

Il m’a été dit  " Estelle, ta bonté te perdra "

C'est décidé, à partir d'aujourd'hui je n'aimerais que moi !

On ne souffre pas quand on aime que soi et c'est tellement moins compliqué.

Soi- même on se connaît bien mieux, ce qui nous permet de nous aimer à notre juste valeur !

Aimer les autres c'est forcement souffrir. Ah si j'insiste !

Bien que ma résistance à la souffrance physique soit quasiment nulle, c'est celle qui me fait le moins peur.

La souffrance que je crains le plus c'est celle qui se déclenche à la perte d'un être cher, à la déception à la fausseté ...

C'est pour cette raison, qu'en aimant que moi, je suis sur le bon chemin !

Oui, moi je sais que je ne dois pas me décevoir, ni succomber ni faillir. Je me dois de rester correcte puisque je me t'aime. C'est logique !
En me t'aimant, je me trouve plein de qualités, je suis belle, gentille et plein d'autres termes, d'importances variées. Je me t'aime tellement, qu'il m'est impossible d'imaginer que la terre puisse tourner sans moi, l'amour que je me porte m'incite à m'aimer davantage.                                                                                                

 


 Je m'aime, un peu, beaucoup, passionnément , à la folie et puis c'est tout...


Ma droiture, frisant la luxure devrait être un modèle imposé dans toutes les institutions.

J’ assume cet amour, ce qui me confère une qualité supplémentaire.

Je me pardonne tout, c'est-à-dire rien du tout, car puisque je ne veux pas me décevoir je fais en sorte de ne pas décevoir tout cet amour que je me porte.

 

Depuis que j'ai pris cette décision, je me sens boeufement mieux dans ma peau, ce qui est d'une importance capital. Je me mire à chaque instant dans tout ce qui peut renvoyer mon image, un CD, une vitrine, un miroir... dis moi qui de nous deux ... ?

Je suis insensible à la souffrance du monde et n'ai plus d'amis, ce qui est vraiment sympa, car je n'ai plus à les aimer. Ce qui m'évitera à l'avenir toute terreur à l'idée qu'il ne leur arrive malheur ! Plus de souffrance inutile. De ce que j'ai vécu à ce que j'entrevois, je me noie sous les éloges. Depuis ce changement je n'ai plus de fille, car je ne veux plus être maman. Être maman, quelle horreur, comment pourrais-je donner de l'amour à une autre personne qu'à moi-même, je ne vais tout de même pas me délester de celui que je me porte ? Plus d'amoureux non plus ! Non, je n'ai pas envie de lui retourner son "t'aime"  je préfère garder le mien.

En attendant je n'empêche personne de m'aimer, de toute façon c'est impensable tellement je suis indispensable. Alors, aimez -moi, mais discrètement parce que moi l'extravagance des sentiments m'est intolérable. Il faut savoir respecter ma sublimité et savoir m'aimer avec subtilité.

J’ai enfin trouvé la solution à mon problème. Elle est pas belle la vie ?

 

 

 

 

Par Fille de l'eau - Communauté : Une journée pas ordinaire !
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Mercredi 25 mars 2009

Je suis une erreureuse ( adjectif que je viens d’inventer désignant une personne vivant dans l’erreur) ou disons plutôt que nous, famille Reinhardt (soeurs frère neveux nièces, plus rarement cousins et cousines) somme des erreureux.
 

Ma famille voyageuse elle, est immense et il m'est impossible d'en répertorier tous les membres.

Alors, lorsque nous nous rencontrons nous nous présentons comme étant l'enfant de... habitant à... 

C'est aussi souvent l'occasion de se rendre compte à quel point selon nos parcours, nous marquons notre différence.

Il y a quatre jours aujourd'hui, j'apprenais qu'un de mes cousins était décédé dans de tragiques circonstances.

Domicilié dans le var, il s'est rendu en lorraine pour visiter sa soeur.

Durant son séjour, s'est déclarée une pneumonie fulgurante, nécessitant une hospitalisation rapide.

Ne supportant pas l'atmosphère médicale, il s'est barré !
 

Au volant de sa voiture direction le sud, il a succombé à un arrêt cardiaque. Il avait 43 ans.
 

Lui, faisait partie des erreureux !

Grand svelte avec une culture très agréable ! Il jouissait d'une excellente élocution !
 

Et puis, a circulé la rumeur qu'il était gay ! On me l'annonce comme si le ciel venait de tomber sur la communauté rrom. Allons bon une fois de plus ça ne m'étonne pas, il en avait toute la finesse et se montrait un peu trop résistant à mon charme. Et ça c’est un signe flagrant ! cool

Naturellement, je sais que certains sujets ne sont pas abordés chez nous, je l'ai souvent cité dans mes précédents articles. Et moi, surtout en présence d'anciens ou tout simplement pour ne pas léser cet orgueil déterminant toute leur personnalité, je m'abstiens de tout commentaire.

Oui mais, ce jour- là...

Je sais, des homophobes il y en a toujours eu et il y en aura sans doute toujours,

seulement le discours que tenait cette personne, s'adressait à moi.

Elle m'expliquait que notre cousin était un vicieux, un malade mental atteint du sida, qu'il jetait la honte sur notre communauté ! J'ai eu beau me dire  " laisse tomber c'est un gros con" j'avais cette impression de bouillir et tout en l'écoutant, je m'imaginais lui mettre un coup tête !

Ainsi j'apprenais que l'homosexualité l'inceste et la pédophilie étaient des maladies communes, inexistantes chez les rroms !

l'Homosexualité, reléguer dans la catégorie ignominie ? l'Homosexualité inexistantes au sein de notre communauté ?
Ignorée, dissimulée seraient les termes les plus adaptés !

A moins que ma nièce, fille de ma soeur, vivant en couple avec sa copine ne soit une de ces malades ?

Et mon neveu fils d'une autre soeur, en couple avec son copain, un de ces vicieux ?
 

Dire aujourd'hui que l'une des mères ai aussi bien réagi que l'autre, serait un mensonge !

L'une s'en trouvant limite soulagée, l'autre a mis plus de temps à s'en remettre. Mais le dialogue qui s'est instauré, a effacé les doutes !

Ma mère de son vivant et malgré une appréhension scellée dans ses croyances, n'a jamais repoussé ses petits enfants pour ne pas être dans les "normes".

Et là cette personne en face de moi, me faisait à moi la leçon du bien et du pas bien ?

Je ne me savais pas aussi expérimenté en langage romani sexuel et c'était la première fois de ma vie que je donnais un cours dans ce sens, qui plus est, à un manouche ! Il en était extrêmement choqué !

Moi aussi ptdr confused

Mon apparence discrète en temps normal, le prenait au dépourvu !

Ah mais qu'est- ce qu'il s'est bien défendu avec son "tu as de la chance d'être une femme".  Ok, mais comme nous sommes entre gonzesses pas de problème ?

Ah ces hommes les purs les durs !
 

Chez les rroms l'homosexualité est naturellement présente comme dans toute civilisation.

Les concernés souffrent atrocement et font des mariages hétéros pour épargner la famille de l'infamie menaçante !

Pour ce qui concerne la pédophilie et l'inceste c‘est su, mais il ne faut rien dire !

Il est expliqué à la victime qu'elle ne doit rien dévoiler par crainte des répercussions.
 

Dans un camp manouche de ma région, une femme atteinte du sida avait été sommée de déplacer sa caravane le plus loin possible des autres. Contaminée par un mari volage, elle est décédée dans l'indifférence la plus totale, peu après son bébé.
 

Je suis donc une erreureuse, une manouche émanant d'une famille qui côtoie les gays, fait les bises aux séropositifs ( sans préservatif S.V.P, trop bon de vivre dangereusement ) et tient tête au sexe fort. Pardon alors ! surprised

Par Fille de l'eau - Communauté : Nouvelles d'ici et d'ailleurs
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Mardi 17 mars 2009

Je me rendais en ville sans grande motivation avec une baisse de morale

assez conséquente.

Le soleil pointait son nez dans les rues de la ville, engorgée de gens affalés aux terrasses des cafés.

Comme d'habitude, j'avais oublié qu'il fallait manger au moins une fois dans la journée et me voilà avec une pensée assez culpabilisante en passant devant une boutique de friandises.

Il me fallait absolument des souris, ces petits caramels enrobés de chocolat au lait !

Avant leur achat je me suis rendu dans une supérette pour me procurer une bouteille d'eau !

En guise de caissière, une jeune femme, très originale c'est le moins qu'on puisse dire.

Elle tutoyait les clients comme ça  "madame, monsieur tu...".

Son frère ou son copain, se tenait non loin de sa caisse et leur langue ainsi que leur physique me semblaient très familiers. Il voulait qu'elle encaisse une bouteille d'alcool sans entrer dans le magasin (car près des caisses), chose qu'elle a faite très rapidement avec un énervement non dissimulé.

La cliente devant moi lui demandant ce qui n'allait pas, elle expliquait qu'il l'embêtait et que plus tôt elle se débarrasserait de lui mieux ce serait. Qu'elle était crevée qu'elle en avait marre et qu'elle voulait rentrer.

Elle passait les articles avec de grands commentaires du genre :

 "c'est quoi ça ? C'est pas le bon prix ça ! "

En voulant ôter une étiquette de réduction, résistante sous ses doigts, elle maudissait le ciel :  "mais ça m'énerve ça, qu'est ce qu'elle a cette étiquette là, elle s'enlève pas merde".

Je doute que cette rrom garde son emploi avec ce comportement, mais bon sang qu'est-ce que c'était bon de voir un peu de naturel là où on ne l'attendait pas !
 

Elle ne le sait pas, mais elle m'a redonné un peu de joie ! Saleté de tzigane !

Direction les petits mammifères chocolatés. La culpabilité m'a quittée ! Je me suis assise contre un bâtiment commercial jambes croisées, non loin du lycée de ma fille, attendant sa sortie !
C'est nul je sais, mais voilà, la caissière disjonctée plus les petites souris, ma bouteille d'eau, le soleil ... un instant, la vie était belle !

 

 

 

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